Étiquette : Bio

  • Noema project

    La naissance du groupe en 2003 est née de la rencontre de trois musiciens différents.

    De la première formation : Mika, batteur et Matt bassiste, tous les deux puisant leur inspiration dans le hardcore/métal, et Alex multi-instrumentiste qui vient de l’improbable duo « Löbe » formation originale de « Löbe radiant dub system », sortant deux albums noïse/dub entre 1998 et 2002.

    La deuxième formation : Mika batteur évoluant avec un set de batterie hybride acoustique/électronique et Alex guitare, trompette enregistrent leur premier opus « Kinesthésique » signé en juillet 2005 chez Sergent Major Compagny et distribué par Nocturne.

    Mika et Alex forment le duo Noema project, groupe « électrojazz » mot barbare pour désigner une musique sensible et ouverte, un univers à  découvrir entre la drum & bass et le jazz. Depuis peu le duo est un trio
    Puisqu’un saxophoniste (Philippe Arnaudet) les à  rejoint, contribuant à  « jazzifier » davantage leur musique.

  • Wormachine

    Wormachine

    Ainsi, la musique des années double-zéro sera hybride à  son tour. Entre métal lourd et pop légère à  l’instar des grenades dégoupiltées par Wormachine depuis le début du XXIe siècle. Histoire de prouver sous l’ère de l’Intelligence Artificielle dominante, que l’Humain n’a pas dit son dernier mot, Ni balancé sa dernière note. En témoigne 1e dernier brûlot estampillé WM et gravé au laser sous le nom de code TV Brain. Un véritable pavé dans la torpeur ambiante que l’on prend en pleine face avec l’impression d’avoir laissé deux doigts dans la prise. Fulgurant et trépidant d’impatience, Wormachine révise ses fondamentaux dès l’entame de cette nouvelle et brûlante production concoctée chez David Weber à  Genève (CH) au Studio des Forces Motrices (Young Gods, Mickey 3D, Portobello Bones, Lofofora., ). On y retrouve Py.R au micro, en digne émule de Lemmy, escorté par un bataillon de riffs rangés comme à  la parade par Khoudj en embuscade. Tandis que Néon cogne la cadence avec une précision chirurgicale. Tous aux abris ! Une telle force de frappe impose le respect. Chaque disque fonctionne en plaçant la barre toujours un peu plus haut, chaque titre surfant entre « samples » soigneusement sélectionnés, maîtrise des arrangements, science du rythme et sursauts d’urgence métallique. « La machine est lancée, elle n’est pas conçue pour s’arrêter » annonce le slogan du premier album rageur conçu en 2004 Et TV Brain réaffirme cette sensation de vertige ascensionnel. La voix de Py.R se fait plus venimeuse que jamais tandis qu’à  ses côtés Khoudj et Néon bâtissent l’édifice sonore avec la volonté affichée de réveiller tous les démons de l’enfer. Wormachine semble avoir aussi décidé de surprendre son monde en s’aventurant là  où on ne l’attend pas forcément. Notamment avec un featuring vocal coté de MISS Z, guitariste de PUNISH YOURSELF et un remix furieux signé HALF NAKED, Ex guitariste de NAKED APES. Fermement décidé à  passer le mur du son, Wormachine ne concède guère de répit à  l’auditeur. Inattendu, bienvenu, mais toujours forcément dangereux, on peut leur faire confiance… Plus rien n’arrête Wormachine. Thierry BOILLOT

     

  • Soul’Shock

    Membres :
    Anthony alias « Spawn » au chant, Yannick « le Vicking » à  la guitare, Fabien alias « Mass » à  la basse et Ivan dit « ToOFiK » à  la batteuse

    Biographie : Soul’Shock est un groupe de Rock ‘n Métal qui a vu le jour à  Tarbes en juin 2005, suite au split des groupes Alice (Yannick et Fabien) et Contre-Sens (Ivan).
    Il se compose de quatre membres, Ivan Rodriguez (batterie), Fabien Duboé (Basse), Yannick Boudou (guitare) et Anthony Laborde (Chant). Soul’Shock est un groupe motivé et qui ne ménage pas ses efforts pour aller de l’avant dans un esprit positif d’ouverture et d’entraide. Fin 2005, le groupe entre en accompagnement artistique à  la SMAC de la GESPE (Tarbes) et fait son premier concert à  « Zénith » (Tarbes).Ce concert à  été organisé par le collectif Symbioze, association créée par les membres des groupes Soul’Shock et Jade is Red (www.symbioze.tk) Durant l’année 2006 le groupe continue à  travailler avec La GESPE et faire des concerts, notamment « Les Rocktambules » à  Tarbes. Soul’Shock est aussi sélectionné parmi les lauréats du tremplin de la fondation Crédit Agricole.
    La musique de Soul’Shock : Les multiples influences des membres du groupe les conduisent vers leur style énergique alliant la mélodie du rock et la puissance du métal, à  des textes chantés et rappés. »Explosif » est leur maître mot, en particulier sur scène leur terrain de jeu favori.

    Soul’Shock en quelques dates : Passées : -Juin 2005 : Naissance du groupe -17 décembre 2005 : premier concert à  « Zénith » (Tarbes) -17 février 2006 : Concert au Celtic Pub (Tarbes) -18 mars 2006 : Concert au bar Le Pilier (Aureilhan) -8 avril 2006 : Les Rocktambules (Tarbes) -31 avril 2006 : Festival de Saint Armou -Juin 2006 : Démo 2 titres enregistrée à  la SMAC de La Gespe -21 juin 2006 : Fête de la musique au Celtic Pub et à  La Gespe -22 septembre 2006 : Concert à  « Zénith » -14 octobre 2006 : Concert à  Angos pour « Rock in Angos »(65000) -8 novembre 2006 : enregistrement à  l’Ampli (Pau 64000) dans le cadre du tremplin Crédit Agricole. -1 décembre 2006 : Concert au Celtic Pub -18 javier 2007 : 1ere partie MANIMAL

    Soul’Shock a joué avec :
    Manimal, Aqme, Aygghon, Nightmare, Kragens, Plug-In, Edge of Mind, Bewildered, Jade is Red, Karioska, What a Fair Foot, Okploide…

    Contacts :
    Yannick Boudou :
    yannick.boudou@wanadoo.fr Tel : 06.32.17.04.67 Ivan Rodriguez :
    ivan.barjoe@wanadoo.fr Tel : 06.30.84.76.55 Sites :

    www.soul-shock.tk
    www.myspace.com/s0ulsh0ck (Attention les « o » de Soul’Shock sont à  remplacer par des zéros.)

  • Les notaires

    Les notaires

    C’est en 1998 que les Notaires voient le jour. Ce groupe musical toulousain, uni par la passion des mots se forme autour d’une forte amitié. Aprés une multitude de concerts et un premier albulm « Soleil en août » paru en 2001, ils trouvent leur formation actuelle en 2002. Ces sept musicens multi-intrumentistes alternent chansons festives et intimistes le tout agrémenté d’un éclectisme musical d’une étonnante originalité. Grâce à  leurs différentes tournées, ils se sont connaître dans l’hexagone et leur premier album s’écoule à  plusieurs milliers d’exemplaires. Le son et la sincérité des morceaux font mouche et le mariage d’influences variés donne à  leurs compositions une couleur particulière, un nouvel univers se dégage : étrange, serein, réaliste, énergique puis agité voir burlesque … Chaque composition participe à  cet équilibre envoûtant. Sur leur nouvel album, teinté d’émotion, de joie et de maturité, se marient ansi flûte traversière, clarinette, accordéon et viole de gambe soutenus par une section rythmique mordante. On retrouve à  la réalisation artistique Patrick Chevalot (Higelin, Dutronc…) qui a su donner une sonorité propre aux notaires. A la première écoute de ce nouvel album ressortent les titres « Tous en boîte », « La cerise sur le comptoir » et « Palavas les flots », de véritables petits bijoux de poésie qui reflètent à  merveille l’univers imaginaire et sonore de notaires : ils nous emmènent de la chanson française intimiste à  des horizons bien plus mouvementés.

     

  • Le mélange

    Le mélange

    Né de la rencontre entre Paul Chénévarin (Guitare, Chant) et Miguel Hernandez (Piano, Percussions, Chant) en Août 2002, Le Mélange tient son nom d’une chanson composé par Paul sur le racisme. La diversité d’influences, l’ouverture d’esprit prônée dès les premiers textes confortent les deux fondateurs dans ce « Mélange » de Blues, de Funk, d’Electro et de Reggae. Après plusieurs collaborations et concerts, le duo est rejoint par Clément Cathala (Violon, Guitare, Chant) en octobre 2004. Il impose à  son tour son style et ses influences et participe à  leur première auto-production Pas de bruit (Noël 2004). La formation comprenant désormais trois membres, le trio donne son premier concert au Jardin des Abattoirs (Toulouse) à  l’occasion de l’exposition artistique organisée par l’association « Art Sur Place » le 4 Avril 2005, prestation suivie de nombreuses autres, notamment à  « La Cave de la Notté » (Toulouse) le 17 Décembre 2005 avec la participation de « Manu » Garcia ex-percussionniste de la formation Anka Dia (NB: l’entente / percussion africaine). En Octobre 2005, Julien Roussel (Violoncelle Classique/Baroque), virtuose et comédien, rejoint le trio et apporte son style et sa créativité au groupe qui l’adopte aussitôt. Le Mélange retravaille alors ses morceaux en donnant de l’importance au « nouveau couple » Violon-Violoncelle et produit un maxi de sept titres, Parce Kon Joue Mieux… . Après un premier concert à  Saint Aubin de Cadelech (Dordogne) à  l’occasion d’un festival « Jeunes », le quatuor se lance et participe au tremplin international Emergenza avec une première date au Havana Café (Toulouse) le 17 Mars 2006. Arrivé deuxième sur huit au premier tour, le groupe est qualifié pour le second tour le 4 Mai 2006. Rejoint entre temps par Matthias Lopez (Basse), bilingue amoureux de Funk et de Jazz, la formation composée de cinq membres rate de peu la qualifications pour la finale régionale en finissant troisième sur neuf, faute de public. Une dernière prestation Chez Tonton pour la Fête de la Musique le 21 juin 2006, et Julien quitte le groupe afin de poursuivre sa carrière de comédien à  Paris, juste avant leur troisième production, Devoir de Styles, prévue pour Noël 2006. Il reste néanmoins en contact et collabore toujours avec Le Mélange en studio. A ce jour, Le Mélange est composé de Paul (Guitare, Chant), Miguel (Piano, Percus, Boîte à  Rythmes, Chant), Clément (Violon, Guitare, Chant) et de Matthias (Basse). La formation cherche pourtant à  se compléter avec un batteur, des percus… et est toujours prêt pour de nouvelles collaborations!!!

     

  • Signature X

    Signature X

    Après un album plutôt trip-hop (Shoma & Nel), un projet purement électronique, et une bonne dose de rock en tant que bassiste (Oversoul) Lionel Dubos s’enferme en 2004 pendant plus d’un an dans son home studio avec pour premier objectif un projet rock électro instrumental. Début 2005 il rencontre Damien Cruzalèbes (Nimbus, [r.d]), parolier et hurleur en mal de matière sonore, en quelques semaines mûrissent les premiers titres de ce qui deviendra Signature X. Pendant plus d’un an les deux acharnés s’usent les phalanges à  sampler, échantillonner, couper, monter, démonter, composer, décomposer des sons et des textes pour aboutir sur un album à  la limite du rock, de la chanson, de la musique électronique… un OSNI* sombre et groovy, nerveux et posé, avec des textes qui frôlent la poésie pure. En 2006, le duo accueille en renforts Nicolas Dabadie (donkey skonk) à  la guitare et Xavier Richard à  la batterie pour s’attaquer à  la scène.

     

  • Fracture

    Le groupe a été fondé en 1988, et a connu différentes moutures jusqu’en 1998, année qui a vu l’éclosion d’un style au travers de compositions originales.

    Le groupe s’est toujours appelé « FRACTURE » pour souligner un état d’esprit festif et enjoué, autour de musiques et de textes en décalage par rapport aux concepts traditionnels du Rock Français.

    On retrouve toutefois dans la musique de FRACTURE une influence du rock 70’s et 80’s, à  laquelle s’ajoutent des colorations latines, orientales, funk, pop et hard.
    L’auteur tire son inspiration de son quotidien et des événements qui ont marqué sa vie, cependant son style permet au public de se retrouver dans ces récits.
    Le groupe est composé de 4 musiciens tant rythmiques que solistes.

    Didier Bortolotto, bassiste, contre-bassiste & choriste de métier, a rejoint le groupe en Janvier 2001. Son jeu et ses arrangements ont élevé la basse au rang d’instrument à  part entière au sein du groupe. Sa sympathie et sa chaleur humaine confortent l’harmonie du collectif.
    Michée Caetano, guitariste et chanteur, est à  l’origine de Fracture. Ses compositions et ses textes sont l’essence même du groupe. Son sens de l’humour et son charisme en font un leader apprécié.

    Stéphane Louvel, guitariste, a intégré le groupe en Septembre 1998.
    II a pris à  sa charge les harmonies des compositions.
    Son énergie et son entrain apportent du dynamisme à  l’équipe.

    Jean Charles Margot, batteur et choriste, sévit dans Fracture depuis 1990.
    Il est la base rythmique du groupe et a même participé à  l’écriture de « la gauloise ».
    Sa bonne humeur permanente fait de lui le bon vivant de la bande.

  • Svensson

    Svensson

    Carmaux, 1989. — — — Au lycée de la petite ville minière, dans le midi toulousain, le petit Steve vient d’avoir quatorze ans. Depuis quelques temps, ses ami(e)s, pour d’obscures raisons, l’appellent SvenSson. Une d’entre-elles, le cheveu en pétard et l’oeil saturé de khôl, lui prête « Disintegration », le dernier album des Cure. La cassette ne quittera pas son walk-man pendant plus d’un an. Mais, en même temps que « LoveSong », les radios passent en boucle les chansons d’un rural à  peine plus nordique qu’on appelle Murat. Il faudra dix ans à  SvenSson pour s’avouer le trouble ressenti à  l’écoute de ces harmonies légères et pessimistes. Lentement, pourtant, le venin de cette chanson française désespérée, inoculé si furtivement qu’il en était presque oublié, se mêle dans son sang aux toxines Curesques massivement perfusées. Peut-être est-ce la résurgence en ses neurones, au tournant du millénaire, de ces drogues synergiques, qui est à  l’origine de la musique que SvenSson propose aujourd’hui …
    — – — — Entretemps, une décennie s’écoule, partagée entre science et pop. SvenSson achète en 1990 un synthétiseur suranné et une boîte à  rythmes, et répète dans des chambres exiguës et des garages poussiéreux avec d’autres ados du coin. Son peu d’intérêt pour la variété-rock des années 60 à  80 qui s’y pratique le pousse toutefois à  se retrancher souvent dans l’écoute des monuments de la cold-wave et du post-punk qu’il découvre alors, surtout Joy Division et les Cure des heures sombres. C’est aussi le temps des premières compositions, seul avec un séquenceur, pour des textes où pointe déjà  la vénération de la rime, et des orchestrations où la naïveté pop le dispute à  la noirceur. Puis ce sera en 1994 le premier vrai groupe, monté à  Toulouse avec le frangin (Sedj), l’ami d’enfance (Toon’s), le pote de lycée (Philippe) et le copain de fac (Anthony). SvenSson est le batteur de ces Dark Whispers très « brit-pop » qui donneront une petite dizaine de concerts dans le midi toulousain et enregistreront en 1997 « Feel Like The Man », une démo posthume 6-titres. A la dissolution de cette éphémère formation, SvenSson continue de composer, souvent avec Sedj, qui partage nombre de ses références. Les deux frangins montent alors en 1998 le projet Strange Boys, un groupe virtuel sous l’identité duquel Sedj et SvenSson commettent, au bout de deux ans de travail en pointillé, un CD 10-titres aux saveurs «revival-new-wave» avant l’heure. « Unknown To The Sun », est un album-démo charnière, le dernier témoignage d’un certain monolithisme hérité du pop-rock pour corbeaux … « Le temps n’est pas si long, qui nous ramène aux vents » Toulouse, 1999. — — — Parallèlement à  ses premières explorations des continents de la pop, SvenSson a mené ses études au pas de charge. Il se retrouve à  25 ans docteur en biotechnologies et plus écartelé que jamais entre ses obsessions musicales et biomoléculaires. L’atmosphère d’orage immobile qui plombe le crépuscule du siècle, les voyages celtiques et littéraires que le garçon entreprend alors, les poisons endormis de la chanson française angoissée qui se réactivent enfin … toute une coalition se met en place, prête à  bouleverser l’ordre intérieur et musical de SvenSson. C’est également l’heure pour le biologiste de prendre conscience qu’il n’est décidément pas un musicien de groupe et que c’est désormais en auteur-compositeur-interprète à  part entière, et en solo, qu’il devra assumer cet univers nouveau. SvenSson se souvient alors de son surnom de 1989, et l’adopte pour de bon. Il finit de mettre en boîte « Unknown To The Sun », liquide les Strange Boys, et se remet à  l’écriture …
    — – — — Les contours du premier bricolage solo de SvenSson mettront plus d’un an à  se dessiner. Le bonhomme enregistre lui-même en 2001 (en home-studio) toutes les parties de guitare, de basse, de claviers et de programmations rythmiques d’une dizaine de nouveaux titres, puis se rend au printemps 2002 dans les murs du label ELP ! Records, dans la campagne toulousaine, pour les prises de voix de ce qui deviendra « SodiuM ». Mixé et masterisé par Sébastien Chaigneau (Dimi Dero, Punish Yourself, Wok …), l’album sort à  l’automne 2002, commence son parcours sur les ondes de quelques radios, et SvenSson fait ses premiers pas sur scène dans une configuration mi-acoustique mi-électro-folk, accompagné du placide Toon’s à  la guitare et de la pétillante Marine Bilwès aux choeurs. L’accueil de la presse est souvent réconfortant (« SodiuM » est référencé dans Rock Sound, et Longueur d’Ondes le qualifie de « collision improbable de la chanson muratienne et du rock cold-wave des Cure » …), et le public reçoit chaleureusement ses concerts intimistes. Pourtant, SvenSson n’en est pas moins conscient que ses compositions n’ont pas encore trouvé toute l’expression discographique et scénique qui leur conviendrait. Mais les nouveaux titres que le garçon écrit depuis quelques mois, et les belles collaborations qui commencent à  se dessiner dès 2003, vont l’amener lentement vers les terres musicales qu’il rêvait de fouler.
    — – — — Depuis quelque temps, SvenSson est tombé sous le charme du rock anglo-saxon mélancolique et subtil que distille un quatuor toulousain spécialement inspiré : Wok. Le courant passe très vite entre le garçon solitaire et les membres du groupe : quelques répétitions s’enchaînent et, très rapidement, un EP 4-titres voit le jour. Sorti du studio de La Grange Magnétique à  l’été 2003, « La Chute des Corps » se révèle être une avancée majeure dans l’exploration de cette «chanson post-new-wave», imaginée par SvenSson et catalysée par Wok. Et dès l’automne, alors que les radios commencent à  s’intéresser de plus près au «cas SvenSson» (avec notamment des diffusions dans «Les Indés» du Mouv’), le garçon reprend le chemin de la scène, n’hésitant pas à  alterner concerts électriques torturés (partagés avec Wok), et sets acoustiques maniaco-dépressifs (entouré de l’inventif et protéiforme Tom Bone à  la guitare folk, d’un alto surprenant et d’une viole de gambe improbable). La mini-tournée «acoustico-électrifiée» se poursuit en début 2004, le violon solo de Myriam C. se substituant au duo automnal de cordes baroques. Le public du Grand Sud, qui découvre SvenSson sur la scène des festivals (dont Pause Guitare avec Cali et les Têtes Raides, le Winter Rock, le Pop In Rio, l’Open des Abattoirs) et en première partie de Blankass ou de La Grande Sophie, commence à  cerner l’étrange univers poétique du garçon, à  se laisser griser par cette alternance unique de décharges pop frénétiques et de moments de grâce nue à  fendre les pierres. Et comme SvenSson est parallèlement saisi d’une frénésie d’écriture que rien ne semble pouvoir arrêter, le projet d’un nouvel album grandit, mûrit, embellit…
    — – — — L’été 2004 est studieux en studio… Aux nouvelles versions de deux morceaux déjà  présents sur l’EP « La Chute des Corps » (« The Wild Geese » et « Reconquista »), se sont ajoutées dix pièces nouvelles, maquettées par SvenSson et l’infatigable Marc Denis. Au petit studio toulousain Solstice, pour la mise en boîte définitive des douze titres, SvenSson et Marc sont rejoints par le batteur David Granier (Natalie M. King, La Grande Sophie…), par le guitariste Patrick Fretin (Wok), par un trio de «guests» aux cordes (Géraldine Devillières au violoncelle, Marie Legendre à  l’alto, et Myriam C. au violon) et par deux membres éminents du «canal historique» (Marine Bilwès et Toon’s, pour un « Mauvais Sort » ludique et pervers). C’est ensuite au tour du sorcier genevois David Weber (Mickey 3D, Young Gods, Wok …) de réaliser en septembre, en son mythique studio des Forces Motrices, un de ces mixages dont il a le secret. Le résultat est surprenant … et attire l’attention de Dominique Marie (connu pour son travail auprès d’Hawksley Workman, The Servant, etc.) et de la maison parisienne Productions Spéciales qui signe l’album. Sombre et léger, cryptique et poétique, le nouveau single « Escort Boy » édité en décembre 2004 (avec « Les Cités Obscures », « Reconquista » et « Elle N’Aimait Pas La Mer » en pistes bonus) en propose un avant-goût alléchant…
    — – — — Baptisé « Aux Jours Meilleurs », l’album paraît en mai 2005 sur le micro-label Forget-Me-Not Records, distribué par Productions Spéciales. L’opus est immédiatement repéré par Les Inrockuptibles (qui saluent cette forme de «new-wave anglaise chantée en anglais littéraire»), Abus Dangereux (conquis par «l’affectation détachée, les guitares félines, les entrelacs de cordes désabusées, les textes amers, le refus de l’enfermement dans un style particulier…»), Rock One (séduit par ce «doux voyage»), ou encore Guitar Part (qui se délecte de cette «potion qui aurait été préparée avec grand soin par Robert Smith et Etienne Daho»). Les radios du pays ne tardent pas non plus à  découvrir ces chansons inclassables : SvenSson est invité à  se produire en session acoustique au « Fou du Roi » sur France Inter et aux « Maîtres-Chanteurs » sur Sud Radio, et l’album, sélectionné pour les Découvertes d’Europe 2, se retrouve diffusé sur FIP, Sophia, le Mouv’, et sur une multitude de radios locales. Les ondes du reste du monde s’y intéressent également : d’Argentine au Japon, d’Australie au Canada, en passant par l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Italie, le Brésil, la Russie, les nouvelles chansons de SvenSson se font entendre un peu partout sur la planète. Sur scène, dans une configuration « quatuor folk baroque » inédite (avec Marc Denis à  la guitare, Emilie Cabezas au violon, et Eugénie Ursch au violoncelle), SvenSson enchaîne sur une tournée de trente concerts, croisant des elfes au passage (Daniel Darc et son élégance désespérée, The National et leur rock flamboyant, Andrew Bird et son folk de magicien, Verone et leur pop surréaliste…), et visitant quelques scènes mythiques (La Boule Noire à  Paris, El Castell Embruixat en Catalogne…). Même le Danemark, qui accueille une mini-tournée du faux-suédois à  l’automne 2005, se laisse voluptueusement surprendre par cette french pop aux teintes contrastées, sûrement plus proches du changeant ciel scandinave que du désespérant bleu clair du Sud. Le « Tour des Jours Meilleurs » s’achève en juin 2006 par un Summer Festival émouvant, à  Cap Découverte, près de Carmaux : accompagné de sa petite troupe, sur les terres mêmes qui l’ont vu grandir, SvenSson se livre à  une prestation acoustique brève et hypertendue qui ne laisse personne insensible. La boucle serait ainsi bouclée ?
    — – — — Non, la boucle n’est pas bouclée. Deux années passées à  chanter les « Jours Meilleurs » n’ont pas étanché la soif d’écriture de SvenSson. Bien au contraire, pop, rock, folk, chanson, cold-wave, continuent de s’entrechoquer, plus que jamais, dans les neurones du garçon. Mais plutôt qu’en un frénétique kaléidoscope maniaco-dépressif, le frêle alchimiste semble désormais vouloir que cette immense énergie collisionnelle n’explose plus qu’en perles noires, toutes beautés rassemblées pour dire l’indéfectible tristesse qui a recouvert tout. Car la Perdition est passée par là , laminant les amours, lessivant les illusions. Alors, de sa voix inquiète et profonde d’ange déchu, du symbolisme pluvieux et du romantisme anthracite de ses textes, des entrelacs curieux de ses harmonies, SvenSson lui construit un monument, fragile et puissant, définitif… « Toujours un grain de sable, dans l’encre nage … » Krasnaïa Zviozdotchka, 2009. — — — Des archéologues ukrainiens et petersbourgeois découvrent, sur un site abandonné aux confins des pays scythe et varègue, un étrange fragment d’astre rouge constellé de reflets bleu baltique. L’étoile vénéneuse résiste à  toute datation, irradiant obstinément l’air des steppes de vagues lueurs martiennes … Mais ceci n’aurait rien à  voir avec l’histoire de SvenSson.

     

  • Un homme et une femme project

    Un homme et une femme project

    Quelque chose qui tourne, qui roule et qui à  la fois accroche, brûle, griffe. Les sons, les mots, les silences. Rien ne se ressemble et pourtant tout s’enlace dans la musique d’Un Homme et Une Femme Project. Franck chante, supplie, invective dans ce français qui est le sien, qui fait mal ou qui caresse. Et puis avec lui, Kevin et Steve s’envolent dans ces sons chers à  New York, dans la violence du rythme et dans des accords liquoreux, âpres, étourdissants. Alamera. Un premier album et pourtant la maturité est là . Un Homme et Une Femme Project ont leur propre oxygène, leur monde à  trois. Sans jamais essayer de créer un style, de coller à  un genre, ils les inventent au gré de leurs intuitions, de leur spontanéité. Ce monde, justement, surprend nos oreilles françaises : on y respire un air nouveau où Blonde Redhead et Interpol croisent Dominique A, où chaque influence musicale nous frôle mais ne s’impose jamais. Les morceaux défilent et laissent des traces aux formes hybrides. Quand La Seconde nous promet un vent violent et rancunier, Point Nord chuchote mais dévoile une rage contenue, aux dents serrées. Alamera, point d’orgue de l’album, semble nous hypnotiser peu à  peu mais s’éteint après une explosion endiablée et salvatrice. Sur scène ces émotions persistent, la chaleur est là , sans tension des corps, une certaine moiteur nous enveloppe. Les guitares se posent, s’entremêlent, guidées par une batterie lancinante, qui frappe sans nous prévenir. Certains sons dont l’origine est incertaine nous parviennent. Et puis le chant vient lier ces éléments déchaînés, les apaise puis les réveille à  nouveau. Le trio ne fait qu’un, animé par une énergie commune, et ouvre les portes d’un univers fait de tons clairs-obscurs, de frissons et d’accès de fièvre, dont on ne ressort pas indemne. UN HOMME ET UNE FEMME PROJECT Alamera (Kitchen/Recall/Warner)

     

  • Arkol

    Arkol

    Arkol est plus proche du Mans que de Manchester, car plus inspiré par Renaud que par Pete Doherty. Normal, il est vrai qu’on a plus de chance de rencontrer une caissière que de croiser Kate Moss. Ils ont tapé leur premier boeuf alors qu’ils travaillaient chez Renault, aujourd’hui ils s’entourent de Clive Martin (Dolly, Silmarils) et Sodi (Têtes Raides, Mano Negra) pour leur nouvel album. C’est à  partir de leur vie de tous les jours, et leurs petites galères, qu’ils bricolent des chansons dont les refrains entêtants resserrent un étau d’acier sur vos oreilles. Et si on disait qu’on était bien… Le Mans, Julien et David usent les bancs de la fac avant d’emménager dans la banlieue parisienne et travailler pour la firme automobile au Losange. Là , ils rencontrent les autres membres de ce qui deviendra vite un groupe à  part entière. Guitare, basse, batterie, clavier, tout est réuni pour faire chauffer les amplis. Un scénario somme toute classique, un quotidien plutôt banal, le décor est planté. Et c’est de cet univers de métro-boulot-dodo que va naître l’inspiration d’Arkol, sorte de Working Class Heroes égarés dans l’Essonne. Après un premier LP et le succès de 20 ans, les nouvelles compos de Julien et David laissent vite entrevoir un nouvel album plus brut, plus rentre-dedans, plus personnel. « On aurait dit qu’on était bien », un titre d’album enfantin, tout en légèreté, avec une pincée de second degré, qui se veut avant tout optimiste. Impossible de ne pas y reconnaître quelques clins d’œil à  un de ses héros, un artiste de chez nous qui dépeint comme personne des situations affligeantes avec un humour sans pareil, le bien nommé Renaud. Dans l’optique de faire « quelque chose de rock’n’roll, simple et rêche », les cinq se sont entourés des réalisateurs Clive Martin et Sodi, tandem reformé pour l’occasion. Le résultat est bluffant : le côté rock de Clive et la sensibilité chanson de son camarade de jeu se sont combinés pour donner le meilleur d’Arkol. Quiconque ne sait pas ce que c’est que de vivre dans 15 m², se faire larguer par sa nana ou pointer à  l’ANPE ne saisira peut-être pas de quoi parle Julien, chanteur inspiré, excellent narrateur des petits soucis et tracas de la vie quand on a vingt-sept ans en 2006. Tout le monde est un con : « On est tous le con de quelqu’un ! Sinon dernièrement, on a un peu trop écouté les Strokes… » Si la vie c’est ça : « Quand on était à  l’école, on osait pas dire au conseiller d’orientation qu’on voulait faire « rock star » parce que c’est pas un vrai métier. Donc on a fait un « vrai » métier… Bientôt un monde rempli de chanteurs, footballeurs et de pompiers ! » Faits divers : « Alice a tué son chat, Dimitri veut monter un commando, Jérôme a mordu son pit-bull, Ludivine veut tourner dans un porno… sur des guitares dansantes. » J’aimerais : « Peut être le titre qui résume le mieux l’album : j’aimerais ! Ou comment raconter sa vie trop étriquée et ce dur désir d’être heureux. » Parce que c’était pas forcément mieux avant, que les paiements en trois fois sans frais ne sont pas une évolution, que Mon amoureuse elle est partie, Arkol jette ses envies, ses emmerdes sur des mélodies bigrement efficaces. On aurait dit qu’on était bien.