Exposition présentée par William Mathieu à la «Maison des Ecritures Lombez Midi-Pyrénnées» située à Lombez (32220) au 4 rue Notre-Dame, du 4 avril au 14 juin 2014. Vernissage le 4 avril à partir de 19 heures, en présence de l’artiste.
Né en 1975 en Lorraine, William Mathieu a vécu une grande partie de sa vie dans les Alpes avant de s’installer dans le Sud-Ouest en 2010. Autodidacte, il est venu à la peinture à la trentaine, après avoir travaillé plusieurs années dans l’industrie – ce qui lui permit de voyager autour du monde et de découvrir ainsi d’autres cultures.
Passionné d’arts martiaux depuis l’adolescence, il a pratiqué la compétition à haut niveau et, aujourd’hui encore, reste très marqué par les enseignements qu’il a reçu et par la sagesse orientale de manière plus large.
Son chemin vers l’art passe d’abord par l’apprentissage de la calligraphie latine. C’est plus tard, en 2009, lors d’une visite dans l’atelier d’Antoine Henry, un ami peintre, que se produit véritablement le déclic : il y ressent une attraction irrésistible pour la peinture, c’est un véritable choc esthétique qui l’envahit, sollicitant tous ses
sens. Il décide alors de s’engager corps et âme dans l’aventure artistique et de changer de vie en s’installant dans le Sud-Ouest et en travaillant sa peinture.
Chaque nouvelle oeuvre est un défi à relever, une piste à creuser, un monde à explorer. William Mathieu cherche avant tout l’étonnement permanent, comme un sort ou un envoûtement jeté au spectateur. Chaque tableau recèle sa part de mystère et il serait vain de vouloir tout comprendre, tout expliquer, tout rationnaliser.
Sa recherche artistique est guidée par un désir de liberté, une volonté de faire voler en éclats les cadres anciens, de se libérer de formes trop rigides et d’échapper à l’intellectualisme. William Mathieu valorise
la part instinctive et intuitive de sa peinture et met l’Homme au centre, même dans des compositions que l’on pourrait définir comme abstraites. Abstraction et figuration sont d’ailleurs le cadet de ses soucis, tant il cherche à échapper aux dichotomies stériles pour emprunter une voie nouvelle, la sienne, se jouant des catégories anciennes. Intéressé par la couleur, la lumière et la matière, William Mathieu cherche à approfondir l’intime et l’introspection pour mieux atteindre l’universel. Il souhaite que chaque toile soit un questionnement, qu’elle saisisse celui qui la regarde. Le regard de chaque spectateur contribue ainsi à construire le tableau (comme le lecteur fait le livre, selon Umberto Eco). S’il n’y avait que deux noms de peintres à citer concernant ses inspirations, ils seraient situés des deux côtés de l’Atlantique : le Catalan Antoni Tapies et l’Américain Jasper Johns.
L’exposition «Substrat» à la Maison des Ecritures en ce printemps 2014 sera sa première exposition personnelle, après avoir participé à de nombreuses expositions en galeries et salons d’arts. Les visiteurs pourront y découvrir pas moins de 39 de ses oeuvres réparties dans trois salles, dans un espace de 150 m2. Le nom de l’exposition, substrat, est entendu dans l’acception de «ce qui sous-tend, essence». Ses peintures évoquent le noyau, l’origine, mais aussi l’envers des choses. L’originalité de ses tableaux réside dans ce qu’ils perturbent notre perception, notamment par le contraste très fort entre une dimension géométrique, précise et une autre qui laisse une grande part au hasard, à l’aléatoire, à la nature. Le travail de William Mathieu exposé à la Maison des Ecritures peut inciter à une réflexion sur la notion de trace mémorielle, d’empreinte, de sédimentation
de nos histoires personnelles et de l’Histoire collective en couches successives.
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