De Sydney Pollack. E.U/1969/2h.
Avec Jane Fonda, Michael Sarrazin, Susannah York …
Semaine du 9 novembre 2011.
Au cœur de la grande dépression, des hommes et des femmes qui cherchent par tous les moyens à  s’en sortir s’inscrivent à  des marathons de danse mis sur pied par des organisateurs de spectacles sans scrupules. Logés et nourris, les concurrents espèrent décrocher la prime de 1 500 dollars récompensant le couple qui restera en piste le plus longtemps. Rarement la torture physique et mentale n’auront été aussi irrémédiablement insupportables que dans ce film suffocant, tiré du roman de Horace McCoy. Pour quelques pièces et des bouchées de pain, ces danseurs misérables risquent la mort devant une foule en liesse tels des esclaves de l’Antiquité romaine. Porté par une mise en scène ample et virtuose dans un espace pourtant réduit à  une seule salle de spectacle, On achève bien les chevaux ébloui tant par sa forme brûlante que par la description profondément amère qu’il livre du monde. Représentatif à  ce titre du Nouvel Hollywood contestataire, il est la première pierre de l’œuvre du cinéaste disparu en 2008 dont on ne finit pas, de film en film, de redécouvrir l’univers cinglant.

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