De Josef von Sternberg (1934, 1h44, Etats-Unis)
Avec Marlene Dietrich, John Lodge, Sam Jaffe, Louise Dresser Semaine du 17 octobre 2012
« Cycle Visage de star »
Dans un ouragan de passion destructrice et de faste, L’Impératrice rouge s’attache au destin extravagant de Catherine II, depuis son enfance de princesse espiègle promise par sa mère aux plus hautes destinées, jusqu’à  sa conquête sanglante du pouvoir.
Cela ne faisait pas quatre ans que Sternberg avait « inventé » sa Dietrich. Ces quatre ans, de 1930 à  1934, pendant lesquels ils firent ensemble cinq films, ont suffi à  construire un des mythes les plus absolus d’Hollywood, une femme fatale indépassable, sinon peut-être par Garbo. Clairement amoureux de sa muse, le réalisateur lui donne, dans L’impératrice rouge, le rôle de ses rêves : quoi de plus excitant pour la fascinante Marlene qu’incarner une adolescente de seize ans, petit papillon dans sa chrysalide, qui, de plus en plus sublime à  mesure que le film avance, se transforme en une veuve noire mangeuse d’hommes. Un parcours qui fait écho à  celui de cette petite Allemande, travailleuse et ambitieuse, qui quitta Berlin pour Hollywood pour devenir une icône absolue, élevée en son temps au rang de femme la plus admirée du monde.

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