De Marcel Carné. France/1945/3h02
Avec Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur
SEMAINE DU 20 FEVRIER 2013
Cycle « Trésor du cinéma français »
Paris 1828, sous le règne de Louis-Philippe. Le boulevard du Temple, rebaptisé le boulevard du crime, est le lieu privilégié des
bateleurs et baladins. C’est là , dans ce paysage de théâtre et de magie, que Garance rencontre Frédérick, un acteur en herbe,
et Baptiste, le mime. Elle vient tout juste de quitter Lacenaire, personnage inquiétant en guerre contre le genre humain. Les trois
hommes aiment Garance. Mais Garance, elle, a une préférence pour Baptiste.
« Vos gueules, là -haut, on n’entend plus la pantomime » hurlent les spectateurs de l’orchestre au paradis, placé tout en haut du
théâtre. Voici résumé le plus brillant paradoxe du film : hommage à  un art où la règle d’or était de ne pas ouvrir la bouche, Les
Enfants du paradis concentre les plus belles répliques de Prévert, dialoguiste du film, interprétées avec passion par les comédiens
les plus représentatifs du dialogue réaliste poétique. Comme dans un fabuleux kaléidoscope, une succession d’images tourne
sous nos yeux. Celle du sourire lumineux d’Arletty, des mimiques délicates de Jean-Louis Barrault, des yeux emplis d’amour de
Maria Casarès, au son des éclats de voix de Pierre Brasseur et des ricanements de Marcel Herrand, comme si tout cela ne devait
jamais s’arrêter.

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