De Billy Wilder. E.U./1960/2h05
Avec Jack Lemmon, Shirley MacLaine, Fred MacMurray
Semaine du 24 avril 2013
Prisonnier d’un monumental open space aux perspectives écrasantes, C.C. Baxter n’est qu’un numéro parmi d’autres. Dans l’espoir d’être promu plus rapidement, il achète la sympathie de ses supérieurs en leur prêtant son appartement tous les soirs de la semaine. Les maris volages profitent allègrement de la garçonnière, de même que Baxter entretient l’infidélité des ménages.
De Sept ans de réflexion à  Avanti, en passant par Sabrina, Irma la Douce, Certains l’aiment chaud, Billy Wilder reste à  jamais
le grand maître de cet âge d’or de la comédie américaine où tout semblait permis, faire rire en se jouant de la censure et faire
rêver sans user ni abuser de sucre et de violons. La Garçonnière est sans doute l’un des films les plus fidèles à  cette « Wilder Touch ».
Portée par le plaisir du jeu des ses deux comédiens, un sens extraordinaire du rythme et une utilisation rigoureuse de l’espace,
La Garçonnière devient tour à  tour ballet burlesque, satire sociale et mélodrame. Autour de ce brillant vaudeville accumulant les quiproquos, le rire se fait inquiet, et la noirceur pénètre insidieusement jusqu’à  transformer le film en une déchirante reflexion sur la solitude des temps modernes.

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