
De Elio Petri. Italie/1970/1h45.
Avec Gian Maria Volonte, Florinda Bolkan, Orazio Orlando …
Semaine du 7 décembre 2011.
Avec Gian Maria Volonte, Florinda Bolkan, Orazio Orlando …
Semaine du 7 décembre 2011.
En Italie, au début des années 70, le chef de la brigade criminelle est sur le point d’être promu au poste de directeur de la section politique. Persuadé que ses fonctions le placent au-dessus des lois, il égorge sa maîtresse, Augusta Terzi, au cours de leurs joutes amoureuses. Avec un sang-froid parfait, il met tout en œuvre pour prouver que personne n’aura l’intelligence, ni même l’audace, de le soupçonner et de troubler ainsi la bonne hiérarchie sociale. Il s’ingénie à semer des preuves accablantes, relançant l’enquête quand celle-ci s’égare…
Sorti en 1970, Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon fait figure de bombe cinématographique, alors que bien d’autres bombes éclatent en cette période des années de plomb. Voici l’histoire d’un assassin que sa fonction rend proprement insoupçonnable. Promu au poste de directeur de la section politique, le chef de la brigade criminelle égorge sa maîtresse au cours d’une joute amoureuse, convaincu que personne n’aura l’intelligence ni même l’audace, de le soupçonner et de troubler ainsi la bonne hiérarchie sociale. Personnage sans nom ni prénom, ce servile serviteur d’un engrenage impitoyable ne vaut que par sa fonction. Il est tout le contraire d’un citoyen, un non-justiciable au-dessus des lois.
En ces années de contestation étudiante contre l’ordre des pères, le cinéma italien ne cessait d’analyser la société et ses institutions. Le film d’Elio Petri fait directement et concrètement écho à cette actualité politique brûlante, à tel point qu’Ettore Scola lui conseilla de fuir le pays lors de sa sortie en salle. Insolent, visuellement agressif, cette Enquête est un grand film Kafkaïen qui s’inscrit dans la plus belle veine du cinéma politique italien.
Sorti en 1970, Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon fait figure de bombe cinématographique, alors que bien d’autres bombes éclatent en cette période des années de plomb. Voici l’histoire d’un assassin que sa fonction rend proprement insoupçonnable. Promu au poste de directeur de la section politique, le chef de la brigade criminelle égorge sa maîtresse au cours d’une joute amoureuse, convaincu que personne n’aura l’intelligence ni même l’audace, de le soupçonner et de troubler ainsi la bonne hiérarchie sociale. Personnage sans nom ni prénom, ce servile serviteur d’un engrenage impitoyable ne vaut que par sa fonction. Il est tout le contraire d’un citoyen, un non-justiciable au-dessus des lois.
En ces années de contestation étudiante contre l’ordre des pères, le cinéma italien ne cessait d’analyser la société et ses institutions. Le film d’Elio Petri fait directement et concrètement écho à cette actualité politique brûlante, à tel point qu’Ettore Scola lui conseilla de fuir le pays lors de sa sortie en salle. Insolent, visuellement agressif, cette Enquête est un grand film Kafkaïen qui s’inscrit dans la plus belle veine du cinéma politique italien.