
De Sergio Corbucci. Italie/Espagne/1966/1h34. Avec Franco Nero, José Bódalo. Du 4 au 15 juillet.
Bien sûr, qui découvre un nouveau film de Quentin Tarantino va regarder les œuvres qu’il cite ! Un justicier du nom de Django traîne derrière lui un cercueil lorsqu’il vient en aide à une prostituée agressée par cinq hommes armés. Tous deux se rendent dans une ville où s’opposent des révolutionnaires mexicains et des américains racistes. Django semble vouloir se venger du chef des extrémistes aux cagoules rouges…Sans le savoir, Sergio Corbucci ouvre alors une nouvelle voie à l’intérieur de ce sous-genre : loin des délires opératiques d’un Sergio Leone, Corbucci innove en donnant à son western une tonalité macabre, à la lisière du fantastique. Le personnage principal, clairement inspiré de l’homme sans nom créé par Clint Eastwood, est encore plus cynique et même désabusé. La ville fantôme boueuse est plus proche de l’univers fantastique que de celui du western traditionnel. Django reste à ce jour un film culte et peut être considéré comme un des meilleurs westerns transalpins.
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