De Jerzy Skolimowski. GB/1970/1h35.

Semaine du 4 janvier 2012.
Jeune garçon de 15 ans, Mike est embauché dans un établissement de bains municipaux à  Londres. Découvrant peu à  peu le quotidien sordide du lieu, il doit faire face aux avances de certaines clientes alors que lui-même est attiré par sa collègue Susan, une jolie rousse plus âgée que lui. Celle-ci joue de son expérience sexuelle pour exciter le désir de Mike qui plonge dans une dangereuse spirale de fantasmes et de jalousie…
Sous ses apparences de comédie outrancière ou de joyeux bizutage, Deep End dissimule un drame cruel de l’adolescence qui navigue entre thriller psychologique et tragédie romantique. Avec un sens ahurissant de la composition plastique, Jerzy Skolimowski suit la déambulation d’un garçon hanté par l’image d’un amour insaisissable. Cette oeuvre au ton instable est une plongée frénétique dans l’East End, négatif sinistre du Swinging London qui invoque les ambiances de Répulsion (Roman Polanski) ou de Blow-Up (Michelangelo Antonioni). Traversé par la musique des seventies, de la folk-pop de Cat Stevens au rock expérimental du Groupe Can, Deep End est l’un des films emblématiques du cinéma indépendant.

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