Mardi 12 mars 2013 19h15

En direct de l’opéra Bastille
Opéra de Giusppe Verdi

COMMEDIA LIRICA EN TROIS ACTES (1893)
MUSIQUE DE GIUSEPPE VERDI (1813-1901)
LIVRET D’ARRIGO BOITO D’APRÈS
THE MERRY WIVES OF WINDSOR ET DES SCÈNES
DE HENRI IV DE WILLIAM SHAKESPEARE

Pour son dernier chef-d’oeuvre, Verdi trouve dans l’histoire de ce vieux seigneur ruiné et pansu matière à  la comédie dont il a toujours rêvé : un grand éclat de rire qui, un siècle plus tard, continue de résonner en nous.

Daniel Oren Direction musicale Dominique Pitoiset Mise en scène Alexandre Beliaev Décors Elena Rivkina Costumes Philippe Albaric Lumières Patrick Marie Aubert Chef de choeur

Ambrogio Maestri Sir John Falstaff
Artur Rucinski Ford
Paolo Fanale Fenton
Raúl Giménez Dottore Cajus
Bruno Lazzaretti Bardolfo
Mario Luperi Pistola
Svetla Vassileva Mrs Alice Ford
Elena Tsallagova Nannetta
Marie-Nicole Lemieux Mrs Quickly
Gaëlle Arquez Mrs Meg Page

Orchestre et choeur de l’Opéra national de Paris



Présentation
« Il y a quarante ans que je désire écrire un opéra comique. » Lorsque Verdi écrit ces mots en 1890, il a déjà  fait par deux fois ses adieux à  la scène : avec Aïda et avec Otello. Cinquante ans auparavant, il s’était déjà  essayé à  l’opéra-bouffe avec Un jour de règne : un échec auquel la mort de son épouse – survenue pendant la composition – avait donné un arrière-gouÌ‚t bien amer. Est-ce le désir de conjurer ce destin, auquel il a consacré tant de ses opéras, qui lui fait reprendre la plume une dernière fois ? Est-ce l’ombre de Shakespeare ? Est-ce le livret du génial Boito, imaginé à  partir d’Henri IV et des Joyeuses Commères de Windsor, qui balaie ses dernières résistances ? « Je m’amuse… », ne cesse de répéter Verdi en composant Falstaff. Les frasques de ce vieux seigneur ruiné et pansu – qui veut tromper les femmes et se retrouve battu, caché dans un panier de linge sale et versé dans la Tamise – le compositeur les regarde désormais avec ce regard clair, lointain et malicieux qu’on lui trouve sur ses dernières photographies. AÌ€ quatre-vingts ans, il compose à  loisir et s’affranchit des règles : airs, duos, ensembles se fondent dans un meÌ‚me mouvement musical, continu et endiablé, qui fait de ce Falstaff une comédie lyrique sans équivalent, un grand éclat de rire qui, un siècle plus tard, continue de résonner en nous.

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