Pésentation-signature à la Librairie Les Petits papiers à Auch samedi 10 avril 2010 à 17h, 22 rue Dessoles, de Arbres et arbustes en campagne de David Dellas.
Arbres et arbustes en campagne
David Dellas
Préface de francis Hallé
Postface de Bruno sirven
De nos jours, le dessin est considéré comme le parent pauvre des arts graphiques. Pourtant,
si l’on admet assez facilement qu’“un bon dessin vaut mieux qu’un long discours », on peut
constater le quasi abandon de la pratique de ce mode de communication simple, immédiat
et transculturel au profit du verbe, bien incommode lorsqu’il s’agit de décrire un objet complexe.
Malgré cela, le dessin documentaire botanique continue à survivre, en douce, comme
en une sorte d’apnée. et à chaque apparition à l’air libre, il parvient à retrouver son public
qui fait preuve d’une patiente fidélité.
Philippe Danton, botaniste, attaché au Muséum d’histoire naturelle
“Ce livre soulève une question qui m’intéresse depuis longtemps, explique francis Hallé:
celle de savoir s’il convient de privilégier le dessin ou la photographie pour représenter un
arbre. » La réponse est sans appel: en botanique, seul le dessin – dont la pratique remonte
au xvie siècle – permet une approche complète et exhaustive de la plante. Pour francis
Hallé, “le dessin excelle dans des domaines où la photographie s’est révélée impuissante,
par exemple lorsqu’il s’agit de séparer l’arbre de la végétation qui l’entoure ».
Dans cet ouvrage, David Dellas a choisi de mettre en scène les arbres champêtres, à travers
toute une série de dessins d’arbres, représentés avec une telle précision et une telle sensibilité
que leur identification devient aisée et presque immédiate. outre sa beauté, le dessin
présente les éléments de l’architecture de la plante: orientation spatiale des tiges feuillées,
contrôlant la captation de l’énergie; limites des “unités de croissance », qui permettent
la datation; position terminale ou latérale des inflorescences, déterminant la dynamique de
la croissance; présence des racines.
Ce sont ainsi des plantes entières qui revivent sous le crayon du dessinateur, des arbres
indispensables, qui nous sont presque devenus invisibles, indifférents, mais qui jouent
pourtant un rôle clé dans le devenir de notre agriculture, des arbres communs, dont on a
oublié la noblesse et qui s’épanouissent sans engrais, sans terreau ni arrosage.
David Dellas propose une “flore » accessible à tous pour apprendre à connaître et à reconnaître
ces arbres et arbustes de notre quotidien, sorte de plaidoyer pour la biodiversité ordinaire.
Ces arbres et arbustes à la beauté subtile poussent spontanément: ils sont là , à portée
de main, gracieusement offerts par la nature. or, depuis longtemps, on importe des
essences variées, dont les tentatives d’acclimatation se soldent le plus souvent par des
échecs, alors que les végétaux autochtones sont totalement en mesure de répondre à l’ensemble
de nos besoins.
Aujourd’hui, ces arbres retrouvent une utilité et reprennent peu à peu leur juste place. À
l’heure où les énergies fossiles s’épuisent, ils représentent une alternative pour couvrir nos
besoins en énergie et en biomasse. À l’avenir l’homme devra se réconcilier avec les arbres,
et commencer par (ré)-apprendre à les connaître: c’est ce que propose ce livre, qui permet
à chacun d’être acteur de la reconquête des arbres champêtres.
David Dellas est conseiller
technique au sein de l’association
Arbre & Paysage 32.
Au quotidien, il se consacre à la
sensibilisation et à
l’accompagnement des
réalisations à partir d’arbres
et de haies champêtres.
Au-delà de son activité
professionnelle, il met à profit
son talent de dessinateur pour
faire connaître et reconnaître les
“essences de pays ».
ACTES SUD
21 x 24 CM
152 PAges
120 iLL. en n/B
ouvRAge ReLié
MARs 2010
PRix : 29 euRos