avec Jean DOUCHET autour de l’œuvre de Jean-Luc Godard
18h : A bout de souffle
21h : Film socialisme
18h : A bout de souffle
De Jean-luc Godard. France/1959/1h29. Avec Jean-paul Belmondo et Jean Seberg. Copie numérique restaurée.
Michel Poiccard, ancien stewart d’Air France devenu marginal, vole une voiture américaine sur le vieux port à  Marseille. Il part rejoindre son amie américaine, Patricia Franchini, à  Paris. Sur la Nationale 7, il tue un motard et s’enfuit. Arrivé dans la capitale, il retrouve Patricia, vendeuse de journaux sur les Champs-Elysées. La police le traque.…
19h30 : Pause

21h : Film socialisme
De Jean-luc Godard. France/2010/1h42. Avec Patti Smith. Un Certain Regard – Cannes 2010
Une symphonie en trois mouvements. « Des choses comme ça » : en Méditerranée, la croisière d’un paquebot. Multiples conversations, multiples langues entre des passagers presque tous en vacances… « Notre Europe » : le temps d’une nuit, une grande sœur et son petit frère ont convoqué leurs parents devant le tribunal de leur enfance. Ils demandent des explications sérieuses sur les thèmes de liberté, égalité, fraternité. « Nos humanités » : Visite de six lieux de vraies/fausses légendes, Egypte, Palestine, Odessa, Hellas, Naples et Barcelone.

L’invité : Jean Douchet, critique de cinéma
Figure majeure de la cinéphilie, Jean Douchet a participé à  l’avènement de la « Politique des auteurs ». Issu d’un groupe de cinéphiles formés autour de la Cinémathèque française – où il côtoie notamment Godard, Rivette, Rohmer et Truffaut –, Douchet débute son activité critique à  la fin des années 50 au sein des Cahiers du cinéma et de la revue Arts. Douchet reste toutefois dubitatif face aux excès des conceptions auteuristes des jeunes Turcs et refuse autant la critique politiquement engagée. Il développe une approche très personnelle de la critique, fondée sur le couple « passion-lucidité » : « La critique est l’art d’aimer. Elle est le fruit d’une passion qui ne se laisse pas dévorer par elle-même, mais aspire au contrôle d’une vigilante lucidité. » La critique, considérée ainsi, a pour fonction de traduire le « rapport à  l’œuvre » et s’inscrit dès lors comme un maillon indispensable du processus cinématographique. Il anime depuis de nombreuses années un ciné-club à  la Cinémathèque française, suivies d’une analyse et d’un débat avec le public.
Mardi 21 septembre à  18h30 et 21h00 – Ciné32 Lafayette.

Cet article est repris du site http://cine32.com/spip.php?article2287