
De Woody Allen. E.U./1979/1h36.
Avec Woody Allen, Diane Keaton, Michael Murphy, Mariel Hemingway,
Meryl Streep.
FESTIVAL les ETERNELS Télérama. Samedi 26 juin à 16h30.
Avec Woody Allen, Diane Keaton, Michael Murphy, Mariel Hemingway,
Meryl Streep.
FESTIVAL les ETERNELS Télérama. Samedi 26 juin à 16h30.
Pour tous les cinéphiles, désormais, Manhattan ressemble au
rêve en noir et blanc de Woody Allen. Un Manhattan aérien
comme un numéro dansé de Fred Astaire, où une jeune fille
amoureuse souhaite une romantique balade en calèche et où deux futurs amants se chamaillent dans les rues nocturnes de New York, avant d’accueillir l’aube sur un banc face au Queensboro Bridge illuminé… Le film n’est fait que de trouvailles magiques : Diane Keaton et Woody s’attirant l’un l’autre en ombres chinoises dans le planétarium de Central Park. Woody et Michael Murphy s’envoyant des insultes à la tête, juste séparés par un squelette… Un désarroi proche du désespoir pèse déjà , évidemment, sur toutes ces silhouettes qui fluctuent au gré de leurs sentiments.
Mais, si mélancolique qu’il soit, le film reste enthousiasmant de
vitalité. En 1979, Woody y dénonce déjà « les rayons gamma qui ramollissent les cerveaux des téléspectateurs ». Il y pourfend les intellos, capables, par pur snobisme, de ridiculiser tous les génies qu’il aime :
Mahler, Fitzgerald, Van Gogh et son chéri à lui : Ingmar Bergman. Et il
se montre extrêmement dubitatif à l’idée que deux mères puissent faire
l’affaire pour élever un enfant – « alors que peu de gens parviennent à
survivre à une seule »… Exaspéré de le voir critiquer les autres sans jamais se mettre en question, son meilleur copain finit par lancer : « Tu te prends pour Dieu ! » Ce qui lui vaut cette réplique définitive : « Il faut bien que quelqu’un me serve de modèle… »
rêve en noir et blanc de Woody Allen. Un Manhattan aérien
comme un numéro dansé de Fred Astaire, où une jeune fille
amoureuse souhaite une romantique balade en calèche et où deux futurs amants se chamaillent dans les rues nocturnes de New York, avant d’accueillir l’aube sur un banc face au Queensboro Bridge illuminé… Le film n’est fait que de trouvailles magiques : Diane Keaton et Woody s’attirant l’un l’autre en ombres chinoises dans le planétarium de Central Park. Woody et Michael Murphy s’envoyant des insultes à la tête, juste séparés par un squelette… Un désarroi proche du désespoir pèse déjà , évidemment, sur toutes ces silhouettes qui fluctuent au gré de leurs sentiments.
Mais, si mélancolique qu’il soit, le film reste enthousiasmant de
vitalité. En 1979, Woody y dénonce déjà « les rayons gamma qui ramollissent les cerveaux des téléspectateurs ». Il y pourfend les intellos, capables, par pur snobisme, de ridiculiser tous les génies qu’il aime :
Mahler, Fitzgerald, Van Gogh et son chéri à lui : Ingmar Bergman. Et il
se montre extrêmement dubitatif à l’idée que deux mères puissent faire
l’affaire pour élever un enfant – « alors que peu de gens parviennent à
survivre à une seule »… Exaspéré de le voir critiquer les autres sans jamais se mettre en question, son meilleur copain finit par lancer : « Tu te prends pour Dieu ! » Ce qui lui vaut cette réplique définitive : « Il faut bien que quelqu’un me serve de modèle… »
Cet article est repris du site http://cine32.com/spip.php?article1993