Catégorie : Les émissions musicales

  • Scène Française nº4 – Philippe Candelon

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    BIOGRAPHIE

    Philippe Candelon, originaire du Gers, débute en 1985 dans la troupe de Roger Louret «Les Baladins en Agenais» après avoir été pendant deux ans élève de l’école de Marianne Valéry à  Monclar d’Agenais (47).

    Très vite il interprète les rôles de jeunes premiers du répertoire classique (L’avare, le Barbier de Séville, Le jeux de l’amour et du hasard…) et participe à  la création de nombreuses pièces de Roger Louret (J’ai 20 ans je t’emmerde, Les vacances brouillées, Aliénor d’Aquitaine…), mais ce sont les spectacles musicaux qui vont surtout le révéler au public.

    C’est ainsi que «La java des mémoires» après sa création au Théâtre de Poche de Monclar en 1991, va connaître un grand succès à  Paris au Théâtre de la Renaissance en 1992, la consécration venant avec «Les Années Twist» aux Folies Bergère en 1995 pour lesquelles la Compagnie obtiendra le Molière du Meilleur Spectacle Musical, suivront ensuite «Les Années Zazous» et «La Fièvre des Années 80» toujours aux Folies Bergères, il jouera ensuite le rôle du Baron dans «La Vie Parisienne» à  Bercy…

    Entre temps Catherine Lara lui propose d’enregistrer le générique du feuilleton de «Terre Indigo» avec Barbara Scaff, sa partenaire de scène. La chanson sera le grand succès de l’été 1996, et le duo Scaff-Candelon signe dans la foulée un
    album dont plusieurs singles seront tirés «Pa bo en ba», «Cinéma», «Train de nuit»… Il participe également pendant plusieurs années aux «Années Tubes» sur TF1.

    Après l’an 2000, s’écartant momentanément de la Compagnie Roger Louret, on le retrouve dans «Roméo et Juliette» au Palais des Congrès de Paris puis «Les Demoiselles de Rochefort» dans le rôle Simon Dame…

    Mais son désir de s’éloigner de l’univers parisien et son goût prononcé pour l’Espagne et pour la marche le poussent à  partir sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle qui vont l’aiguiller petit à  petit vers le monde de la photographie…

    Il expose aujourd’hui dans toute la France et même à  l’étranger… mêlant désormais le chant à  la photographie.

    Fort d’une inspiration nouvelle, lui permettant d’écrire ses propres chansons, il sort en janvier 2007 son premier album solo «Devant vous», ainsi qu’un disque avec les chansons de son spectacle sur Saint-Jacques : «Camino de Santiago»…

    Devant vous
    Mars 2007

    Nouveau !
    Le premier album solo de Philippe…
    Auteur, compositeur, interprète, il s’associe également à  d’autres artistes (Julien Bourel, Gérard Berliner et Jean-jacques Thibaud entre autres…) pour onze titres inédits…

  • Scène Française nº2 – Le monde de Gabi

    Gabi, 20 ans de « pacs » épicurien avec la pop, dépeint l’homo urbanus dans son last opus accrocheur et cynique à  écouter non stop: Le Monde de Gabi.

    Gabi remet au goût du jour le vieux concept US de songs maker (auteur, compositeur, interprète, réalisateur et producteur).

    http://ruchemania.fr/emissions/scenefrancaise/2008-2009/scene_francaise_n-2_le_monde_de_gabi.mp3

    La bio officielle:

    1972 : fécondation totalement bio.

    1980-1981 : exil politique du Boukistan. Enfance violente outre périphérique nord (port de chaussettes Burlington et sac US). Prise de maquis helvétique en mai 1981 pour fuir l’arrivée des chars soviétiques en France.

    1985 : échec inexplicable à  un casting de film érotique moldave le résignant à  devenir auteur compositeur interprète : l’ultime arme de séduction.

    1986 : Yamaha Tokyo school révèle sa profonde synthétérosexualité avec un arrangeur double clavier.

    1989-2003 : torture de pianos et moleskines. Animations radio. Expérimentations musicales sur cobayes humains in utero dans son laboratoire Decameron et in vitro dans les rades banlieusards (tournée de pianos bars avec une série de pianos voix, « L’enfance », « La fille sur la photo », « Vous me manquez déjà « , « Promets moi », « Musica », « Tu m’oublies »).

    Il y apprend le bonheur d’une communion avec un public venu avant tout pour dîner et discuter plutôt que d’écouter des chansons. Travail tous les types d’arrangements textuels et musicaux pour trouver l’alchimie pop d’une chanson montée comme un court métrage : un décor original, du rythme, des bons dialogues et des surprises. Écoute en boucle Bécaud et les chansons du couple Chamfort-Duvall. Engouement débordant des poubelles des professionnels pour ses premières maquettes d’album.
    Diplômes d’HEC et d’avocat.

    2003-2004: séries de projets écrits, enregistrés et mixés en solo dans son home studio, autoproduits et masterisés au studio Actis Studio :

    – Album promo « Inspiré » (13 titres),
    – CD promo 2 titres (« Huitième Péché Capital »-« D’abord »),
    – Maxi CD promo 4 titres (« L’enfance, Paix avec soi-même,
    Les Filles aux cheveux longs, l’Addition »).

    Ces projets solitaires montrent vite leurs limites techniques (arrangements trop synthétiques, mixages approximatifs). Gabi part donc en quête d’une équipe assez folle pour travailler pour un « autoproduit non signé ». L’écriture plus ambitieuse du nouvel album prendra plus de deux ans.

    2005-2006: projets autoproduits et réalisés au Plat du Jour de François Bartillat. Un maxi CD promo 5 titres voit d’abord le jour. Vincent Lepoivre (alias Vinç Pepper, un prince de l’électro jazz et enseignant à  l’ISTS) y officie comme ingénieur du son. Michaël Ohayon (collaboration avec Renaud, Zazie, Cabrel) vient lâcher un énorme solo de gratte sur le titre « J’ai passé l’âge ». Le coup d’essai est concluant, les échos du public sont très enthousiastes. En route pour Le Monde de Gabi. Bruce Keen (collaboration avec Air, Sardou, Paul Simon) rejoint l’équipe pour donner sa touche sonore finale à  l’album. Dju Dju Music l’un des plus célèbres batteurs africains vient prêter mains fortes sur le titre « Regarde la ta ville ». Géraldine Lepoivre contribue à  l’univers graphique du projet (la pochette comprend 100 personnages à  l’encre de chine, un exploit visuel).

    2007: Janvier : Gabi démarche d’abord seul les radios et une vingtaine accepte de diffuser « Je n’attends rien » et « J’ai passé l’âge » alors que l’album n’est pas encore distribué. Février : signature chez Believe. Mars : lancement de http://www.myspace.com/lemondedegabi et sortie du Monde de Gabi sur les plateformes de téléchargement (FNAC Music, Virgin Mega). Avril : signature chez Nightley et sortie de « Je n’attends rien » sur Itunes. Mai : Lancement du site officiel de Gabi http://www.lemondedegabi.com et le titre « Je n’attends rien » figure en premier sur la compile « FNAC Nouveaux Talents Printemps 2007 ». Juin : Le Monde de Gabi sort dans les bacs. Promo radios, tremplins nationaux, préparation du concert Parisien au Sentier des Halles le 8 septembre 2007 avec l’équipe de l’album et de nombreux « guests ».

    Préparation de la tournée de 2008, une équipe de choc accompagne Gabi sur scène : Philippe Kalfon et Jean-François Mignot aux guitares, Dju Dju Music à  la batterie, Michel Bass à  la basse, Aldo Granato à  l’accordéon, Yves Voiret à  l’accordéon et aux claviers.

    Quelques salles: Le Sentier des Halles, le Pre Catelan et le New Morning ! A suivre……

  • Scène Française nº1 – Valérie Costa

    Nouvelle saison 2008 & 2009

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    Biographie Valérie Costa

    Il faut dire que la « petite » Valérie a débuté très tôt dans le métier et avec
    quelques (très) bons atouts en mains : fille unique, conçue avec beaucoup d’amour
    et confortablement lovée dans le ventre maternel, elle emmagasinait déjà  les gènes
    d’une maman à  la très jolie voix. Et comme les fées ne sont pas toujours
    paresseuses, elles ajoutèrent à  l’amour les bons produits du terroir – ceux du Gers –
    et la dotèrent d’un papa batteur de jazz qui répétait dans une pièce située juste au
    dessus de la chambre du bébé Valérie ! Et quitte à  lui offrir un baptême, on le fera
    en même temps que celui d’un festival gersois qui vient de naître et qui ne mettra
    pas longtemps à  devenir un must international : Jazz in Marciac !

    Les ingrédients de base étant en place, la sauce va prendre très vite : dès qu’on
    pose la petite Valérie – âgée de quatre ans – sur la banquette arrière de la voiture
    parentale, elle chante sur les cassettes de Michel Fugain, Nicole Croisille, Claude
    Nougaro et Shirley Bassey et repique les traits musicaux de Stan Getz et de Count
    Basie. . Plus tard, c’est dans sa chambre qu’elle s’adonnera aux prouesses de Mariah
    Carey, Maurane ou Whitney Houston….

    Mais en attendant, repérée dès le cours préparatoire par un professeur de
    musique, Valérie quitte la banquette arrière de la voiture et s’installe au piano. Elle a
    six ans et demi et étudiera l’instrument pendant douze ans, notamment à  Toulouse
    avec un professeur premier prix du Conservatoire de Paris qui la qualifie de « graine
    de conservatoire » !

    Mais la graine a un autre instrument en stock, plus facilement transportable et
    susceptible de faire jaillir le bouillonnement émotionnel et artistique de la petite Val :
    sa voix ! Pendant plusieurs années, elle participe donc à  des stages de chant dans le
    cadre du festival de Jazz d’Aiguillon, ce qui lui permet d’aborder la technique vocale
    mais, surtout, de réaliser que le plaisir qu’elle prend à  chanter est décuplé lorsqu’elle
    se trouve face au public… et qu’en plus il est partagé !

    Valérie Costa a quatorze ans quand elle fait ses premiers pas sur scène,
    accompagnée par le Big Band dans lequel joue son père… et voilà  des musiciens
    habitués à  jouer exclusivement des standards de jazz entraînés par un vent nouveau
    – la « petite » Valérie – sur les chemins du music hall et de la variété ! Ensemble, ils
    présentent « Lettres à  l’Homme », son premier album, dont elle a écrit et composé la plupart des chansons. Elle nous livre son regard sur le monde avec le talent, la passion et l’énergie rayonnante qui la caractérisent et dont les chansons sont autant de
    «lettres» adressées à  tous, à  chacun, où se mêlent le désir d’évasion et l’implacable réalité, la désillusion et l’espoir et, toujours, une omniprésente fraternité avec le
    genre humain qui témoigne de l’irrépressible envie qu’a Valérie de partager sa musique, son coeur et sa passion avec le public.

  • Full boxon 6 – Spéciale Hellfest 2008

    Full boxon 6 – Spéciale Hellfest 2008

    Retrouver l’émission de métal épisode 6

    Full Boxon

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  • Scène Française nº10 – Constance Amiot

    Scène Française nº10 – Constance Amiot

    http://ruchemania.fr/emissions/scenefrancaise/Sf10constanceamiot.mp3 Constance Amiot «Fairytale» Rouge corail est sa couleur préférée. Un ton chaud, pas commun, qui évoque le bout du monde. Commencer par parler de la couleur préférée de Constance Amiot est moins insignifiant qu’il n’y paraît, tant les 12 chansons de Fairytale, son premier album pour tôt Ou tard, reflètent les nuances de sensibilité d’une artiste qui est à  la fois «d’ici» et de «là -bas». Ces 12 ballades inédites composent une «toile» musicale rendue homogène par la guitare acoustique, les arrangements soignés et par cette voix joliment teintée qui, sans jamais forcer sur l’émotion, porte loin. Cet «Ici» c’est la France, pays que cette jeune femme, née de parents français à  Abidjan en Côte d’Ivoire à  la fin des années 70, ayant passé les six premières années de sa vie à  Yaoundé au Cameroun, puis les 16 suivantes dans le Maryland aux États-Unis, considère éventuellement comme une patrie mais certainement pas comme une «mère», au sens cocardier du mot. Quant au «là -bas», il s’agit de l’Amérique, où elle a grandi et qui l’a dotée d’un «background» culturel et d’une tournure d’esprit où fusionne amour des grands espaces et souci permanent de justice (elle a fait 2 années de droit à  l’université), faisant d’elle une enfant peu discutable de Henry Thoreau (elle a aussi suivi des études de littérature). On pourrait donc, et fort légitimement, s’attendre à  ce que, telle une Joséphine Baker en version folk, une Joni Mitchell en robe d’exil, elle se mette à  chanter: «J’ai deux amours, mon pays et Paris». Mais l’on aurait tout faux. «Pour tout dire, je ne me sens pas française mais pas vraiment américaine non plus, même si je suis plus reliée aux États-Unis pour y avoir grandi». L’idée semble sans doute quelque peu convenue mais finalement, la musique n’est elle pas sa véritable patrie ? «J’ai retrouvé récemment un questionnaire que l’on soumettait aux élèves quand j’étais en primaire à  Washington et j’ai été très surprise de trouver à  la rubrique «qu’aimeriez-vous devenir plus tard ?» la réponse: «musicienne». J’avais oublié ce détail. D’autant que j’ai longtemps pris une autre direction, m’imaginant juge puis ingénieur du son pour le cinéma quand, après le droit et la littérature, j’ai entamé un cursus dans l’audiovisuel. La musique tenait une place importante dans ma vie mais pas au point de songer à  faire carrière». La musique entre dans sa vie le jour où ses parents, à  la faveur d’un vide grenier, lui offre un piano. Elle va s’y consacrer pendant 10 ans avec cours particuliers et petits récitals classiques dans les maisons de retraite. Dans le même temps, elle accompagne son père à  des concerts de jazz et devient la pianiste d’un groupe rock de son collège, Virus, qui fait des reprises de Guns Roses. On le voit, Constance est quelqu’un de très mobile. Ce que n’est pas son piano, qui l’oblige à  attendre qu’on veuille bien le transporter quand ses petits camarades ont déjà  quitté les lieux avec guitares et batterie sous le bras. Délaissant finalement cet instrument encombrant pour une guitare acoustique, bien plus docile, elle fréquente les «open mikes» à  Washington, ces scènes improvisées qui, sur les campus ou dans les bars, permettent à  tout un chacun de se produire en public. Elle devient alors «la fille à  la guitare», une silhouette au charme forcément lié au souvenir des grandes icônes aux longs cheveux de la scène folk américaine des années 60, telles que Joni Mitchell et Joan Baez. «Pour ma génération ce fut plutôt Tracy Chapman et son premier album, Talkin About A Revolution“. C’est avec la pratique de la guitare que se révèle en elle le goût pour la composition, sans que cette étape ne lui fasse encore entrevoir un possible métier. À 22 ans, sur les conseils de ses sœurs venues s’y installer, et un peu lasse d’être une «française» sans le moindre souvenir de la France, où elle n’a fait que passer, elle décide de s’installer à  Paris. «Le fait de se retrouver loin du pays où j’ai grandi a été un élément décisif dans mon passage à  l’acte. Mes premières chansons sont gorgées d’une nostalgie qu’il m’est difficile de ne pas lier à  mon adaptation plutôt laborieuse à  mon nouvel environnement.» Elle sera aidée durant cette phase plutôt déstabilisant e par deux musiciens, Lawrence Collins et Nicolas Buffet qui l’encouragent au point de proposer de produire une maquette. Le tournant, le basculement plus exactement, vient lorsque sa mère, peu avant qu’elle ne décède, fait parvenir à  sa fille cette citation tirée du Prophète de Khalil Gibran: «Si tu chantes la beauté, sache que même dans la solitude du désert tu trouveras une oreille attentive». «C’était sa façon de me dire «vas y fonce!» Ce fut comme un déclic». Sous la direction de Nicolas Buffet, elle enregistre en 2003 Whisperwood, album autoproduit qu’elle vend sur son site ou après ses concerts. C’est ce disque qui la même année arrive sur le bureau de Vincent Frèrebeau chez tôt Ou tard. «Tous les autres directeurs artistiques que j’avais croisé préféraient que je chante seulement en français. Lui, au contraire, a voulu m’entendre dans les deux langues». Ce respect de sa double identité ira jusqu’à  l’enregistrement de Fairytale. Les voix et les bases rythmiques sont ainsi réalisées au studio Sear Sound de New York avec Jeff Pevar, Ben Wisch, Sean Pelton et François Moutin; le piano, les cordes, ainsi que les arrangements et le mixage étant exécutés à  Ferber et au Garage sous la direction de Dominique Ledudal. Si l’album s’appelle Fairytale (conte de fée) c’est que Constance a le sentiment d’en vivre un. Mais aussi par référence au point de vue qu’elle adopte dans certaines chansons où l’enchantement et la féerie semblent à  porter de main, pour qui veut faire l’effort d’y croire (Décrocher la lune, Fairytale). «J’aimerais emprunter le chemin des rêveurs» avoue t’elle dans Rendez vous de Novembre, ode à  cette utopie traduite dans le réel, et qui ressemble à  la vraie vie quand s’y invitent la musique et la poésie. En cela, elle pourrait s’inscrire dans une longue tradition du folk américain qui, de Woody Guthrie à  Devendra Banhart, reste le mode d’expression privilégié d’un certain idéalisme. Une caste dans laquelle il est pourtant bien difficile de l’enfermer tant la nature profonde de cette voyageuse chronique (Algérie, Chine, Australie…) la pousse plutôt à  cultiver l’évasion (qui n’est pas la fuite) comme à  se construire dans une mobilité permanente assumée. «On a quelque chose dans le voyage, une curiosité, une réceptivité, qui nous tient en éveil et que l’on perd aussitôt avec la sédentarité.» L’envol, où elle est accompagnée par le chanteur rwandais Beniwe, mais aussi Le bout du monde, semble étendre cette dimension vagabonde à  sa vision personnelle de l’amour. Qui dans L’Etourderie et Le souffle d’un matin trahit plus de perplexité que de certitude. Alors Constance…inconstante? «Ssauf que les paroles de ces deux chansons ne sont pas de moi mais de Jérome Attal. Même si on me dit souvent qu’elles me ressemblent…». Aussi qui voudrait attraper cet oiseau rare devrait sans doute faire preuve de beaucoup de patience. Car tout chez elle est fluidité: son sens aérien de la mélodie (Cross your fingers), son aptitude à  mélanger l’anglais au français, sans y perdre son latin (L’envol, Décrocher la lune), son aisance à  évoluer dans la moiteur d’un jazz manouche très parisien (Le souffle d’un matin), comme à  s’immerger dans l’ozone mélancolique d’une ballade aux accents country(Art of living good). Jusqu’à  cette façon de mettre ses mots en rythme (Clash dans le tempo, On dira ouf) à  la manière du «flow» des rappeurs. Aussi, devant autant d’atouts, comment douter un instant que Constance puisse ne pas «trouver une oreille attentive», dans la solitude du désert, ou, entre ici et là -bas. 113 rue saint maur 75011 paris www.totoutard.com promo@totoutard.net / T.: 01 55 28 85 85

     

  • Scène Française nº9 – Tom Poisson

    Scène Française nº9 – Tom Poisson

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    TOM POISSON FAIT DES CHANSONS – RICHE A MILLIONS
    Petit poisson deviendra grand, promettait La Fontaine. Voilà  qui est fait. Après Tom Poisson fait des chansons, en 2004 et Tom Poisson fait des chansons… tom 2, il y a deux ans, voilà  un troisième tom – pardon, un troisième tome discographique dont le titre cette fois ne rappelle pas le nom du chanteur, mais le proclame Riche à  millions. Riche à  millions, la chanson, parle d’une rupture en forme de renaissance, mise au monde et mise à  la voile : le poisson-chat des épisodes précédents (plus chaton mutin que mordant félin) se fait ici poisson volant. Riche à  millions, l’album, confirme tout entier l’envol. Comme un manifeste de la maturité, après deux vols d’essai adolescents ; essais réussis, planants vagabondages autour d’amours de récrée, de voiliers, de vieilles dames et d’orangers en Chine. Bulles à  la Boogaerts, ton à  la Souchon. Cœur lourd, musique légère… On a aimé d’emblée l’auto-portrait mélancolique et gai, les écailles où se mirer, on embarque volontiers pour la nouvelle traversée – qui file la métaphore marine, de Titanic en Pédalo. Ceux qui gardent en mémoire les ballades de naguère auront la sensation de redécouvrir Poisson. Il a mis dans sa voix « plus de crasse et d’humeur », dit-il ; élargi sa palette sonore – bossa chic, swing, valse et musette s’étoffent de cordes nylon et de bandonéon, de glückenspiel et de violons, de pianos, d’orgues et de trombone… Mélodies joueuses, toujours, mais aux comptines de naguère, le compositeur ( avec pour complice à  la réalisation l’accordéoniste Alexandre Léauthaud) préfère aujourd’hui des échos de Nino Rota ici, là  des tourneries à  la Manu Chao. Dans l’encre de ses mots se mêlent eaux profondes et reflets de soleil. Les chansons content des « vies au bord des rêves », des vies d’aujourd’hui, d’un Henri à  la rue à  de familiers sons électroniques (La Complainte de l’homme moderne). Brodent finement, et drôlement sur le motif du « nevermore » : « Cette fois c’est sûr, je serai plus jamais/Champion au 110 mètres haies/Ni trompettiste en jazz à  l’international/Je serai plus jamais président du Nicaragua »… Explorent les confins de la carte du Tendre, les contrées incertaines d’après l’eldorado amoureux. Evocation des premiers émois inspirée d’Amélie Nothomb (Je m’ennuie, en duo avec Clarika), nostalgie des étreintes d’antan (J’aimais mieux avant ), titre paradoxal : Je t’aimerai quand même, pour annoncer un grand départ (non plus à  la voile mais en vélo)… Réaliste, réjouissante cruauté. Les chansons de Tom Poisson aiment mieux l’amitié que l’amour. Elles se choisissent un grand frère, joué par Sanseverino (Mon cœur qui penche), ou un petit frère, celui du P’tit loup de Perret (Mon ami sans voix). Chansons thérapeutiques, dit leur auteur. L’est-elle aussi, celle dédiée à  un Papa atteint d’Alzheimer ? Les mots d’amour résonnent là , et touchent juste, comme ceux qui disent la passion attiédie, le malentendu d’après l’unisson. Ils offrent l’alternative de l’envol : au-dessus des toits, à  la cime des voiles, vers l’azur… Tom Poisson – poisson-volant, chansons ailées – a pris son essor. Anne-Marie Paquotte