Auteur/autrice : Mi K

  • Le petit Bourdon retrouve les «Pungle» Men de LA PHAZE

    (14 Mai 2008)

    Parti seul d’Auch, je taille la route vers Tournefeuille pour retrouver LA PHAZE au Phare, le lieu majeur des concerts de Première Pression. Une heure plus tard, sous une pluie battante, je rencontre Damny, chanteur et clavier de ce trio. Les deux autres membres sont Arnaud, guitariste et Guillaume alias Rouzman à  la batterie.

    (Pour plus de détails, n’hésitez pas et foncez: www.laphaze.com/site/category/bio )

    Après une interview axée sur «Miracle» (n’hésitez pas à  l’écouter) le dernier opus du groupe sortit début mai 2008, je les découvre enfin en live pour un set d’un peu plus d’une heure avec le rappel.

    Le public toulousain va monter en pression au fur et mesure que le trio déroule son set. LA PHAZE est de plus en plus engagé dans ses textes: «Peine de vie» réflexion sur l’euthanasie, «La cause» dénonçant les dérives musicales des musiques actuelles, «La fièvre de l’exil» réveille les consciences sur la montée insidieuse néfaste de la xénophobie et Climax alerte sur le sort de notre planète (coécrit avec Jo Le Guen, l’un des initiateurs de Colère Noire, suite au désastre des marées noires http://colere-noire.fautquonsactive.com/).

    Musicalement, un électro rock avec des riffs guitares puissants secoue autant le public que Damny se donne sans concession sur scène et harangue sans cesse la foule à  le suivre dans la transe. Le morceau « Little Face »reggae groovy apporte un moment plus dansant que revendicateur ( ce morceau mériterait d’ailleurs d’être le deuxième morceau mis en avant en single après «Peine de vie»). Le commando déploie également son hymne tiré de l’album précédent «Fin de Cycle», le fameux «Assaut Final». La foule est alors au taquet et putain, que c’est BON…

    Après un rappel de trois titres, LA PHAZE tire sa révérence. Comme toujours, un live toujours au taquet qui préfigure que du bon lors de notre prochaine rencontre live. Un groupe à  voir et revoir sur scène pour le bonheur des amoureux d’électro rock engagé; Osez, Vibrez et Vous Reviendrez!!!

  • Interview d’Ez3kiel

    Interview lors du concert au Florida le 22 mars 2008.

    http://ruchemania.fr/interviews/ez3kiel_22032008.mp3

  • Ez3kiel

    Ez3kiel

    Photos du concert au Florida le 22 mars 2008.

     

  • Festival After-Before Session#4

    Festival After-Before Session#4

    After Before # 4: Soirée du petit bourdon au deuxième acte de 2008 (9 mars 2008)

    Partis d’Auch en retard (comme d’hab.…), Sonia et moi-même arrivons dans ce village perché du Lot-et-Garonne: Fumel. Aucune difficulté ne se présente à  nous pour trouver la salle où se déroule le festival «After Before» quatrième du nom. Nous sommes accueillis à  bras ouvert par la présidente de l’association Laurence. Elle nous pose quelques questions sur Ruchemania (normal, nous sommes hors des sentiers battus du Gers), nous répondons alors à  ces attentes. Elle nous remercie de nous être déplacés (deux heures de route) et nous souhaite une bonne soirée.

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    Nous arrivons pour le deuxième groupe MINITEL (notre retard n’est pas innocent à  la non-découverte de MADEMOIZ-L…sincèrement désolé). Ce groupe bordelais, à  la mouvance rock électro, fut une heureuse découverte pour moi. Ces quatre membres exécutent un set sans concession avec des séquences et des samples se greffant parfaitement sur le jeu des instruments. La voix parait avoir une grande importance dans la structure de certains morceaux. Ce combo attire le regard et réveille les oreilles des gens qui entrent petit à  petit dans la salle.

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    C’est au tour de GUNS OF BRIXTON d’entrer en scène. Découvert lors d’un concert désert au Cri’ art, la salle de concert auscitaine, je suis tombé sous le charme sonore de ce groupe caennais (donc de Caen). Il développe un électro dub unique s’inspirant aussi bien de Zenzile, les Clash jusqu’à  Neurosis. Je peux enfin les découvrir en live. Je tombe à  nouveau sous le charme, qui ne cesse de grandir au fil des morceaux. Enfin un vrai live avec un public qui s’approche timidement (sauf les éternels irréductibles, des petits jeunes punks gothiques qui sont au taquet et le resteront toute la soirée) malgré les appels du chanteur. Les titres s’alternent entre morceaux entêtants et musicaux et morceaux rock avec une voix proche de celle de Tortoise. Les GUNS OF BRIXTON étaient là  ce soir pour notre plus grand bonheur.

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    Le reggae dance hall de NUCLEOUS ROOTS, groupe anglais issu de Manchester, réveille le festival et attire la foule dans son sillage. Tous se remuent avec envie au son du Sound system. Les deux toasters ne sont pas en restes et nous font part de leur jeu de scène. Un show qui m’a permis de réécouter du reggae en live, cas qui se présentent très rarement (à  tort, c’est certain) vu mes influences musicaux actuels.

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    Il est déjà  une heure avancée lors COOKI, Dj de son état clôture le festival avec bien peu de monde. Tout le monde va retrouver sa petite couette chaude et douillette. Nous partons nous aussi rapidement, car la nôtre, de couette, se situe à  130km de là . Nous remercions Laurence pour cette soirée et son accueil et rentrons heureux…

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    @ Bientôt pour de nouvelles péripéties…

    Portez-vous bien!!!

  • Humeurs musicales d’un petit bourdon au concert de Senser

    Humeurs musicales d’un petit bourdon au concert de Senser

    Il est aux environs de 22 h 45, vendredi 14 mars lorsque Senser, groupe mythique de fusion britannique, fait retentir les premières notes sur la scène du Rio. Cette formation est composée d’une chanteuse au timbre de voix harmonique soutenant souvent les refrains et les chœurs, un chanteur râpant et une structure de groupe de rock classique additionnée de touches électroniques (samples). L’alternance de ces deux voix est plus que jamais efficace, surtout sur les morceaux du premier album tel que Switch ou Age of Panic. Par ailleurs, leurs corps vibrent au rythme des morceaux ; mademoiselle Kersten Haigh dansant souvent sensuellement et Monsieur Heitham Al-Sayed moins en retenue, mais plus dans un esprit punk rock sautillant. Les musiciens sont plus discrets, se concentrant sur le jeu de leurs instruments. Parfois, à  mon goût, la section basse/guitare manque de profondeur et de présence. Un clin d’œil est prononcé par le chanteur pour la prise de position de la France face à  la guerre en Irak. Deux rappels ne seront pas de trop où le plaisir de redécouvrir Senser en live (la première fut il y a 12 ans) fut puissant. Merci à  eux, Merci à  vous le Rio, et à  bientôt.

     

  • Interview d’Obi

    Interview d’Obi

    Voici l’interview de Obi pour son concert le 14/12/2007 au Cri’art : http://ruchemania.fr/interviews/obi%2014-12-2007%20web.mp3

     

  • Live report: SIDILARSEN + MASS HYSTERIA + UNDERGANG

    Live report: SIDILARSEN + MASS HYSTERIA + UNDERGANG

    Sidilarsen apparait sur scène avec la tonalité du sampler qui annonce le premier morceau (Sidistation). Didou, le chanteur, slame dès les premières minutes du set. Les riffs guitares acérés sont conduits par la grosse caisse tels une locomotive et ses wagons. Les machines entrent alors en piste pour appuyer la puissance sonore et vocale du combo. Les premières notes du morceau (La morale de la fable) retentissent: le public, peu présent, mais peuplé de fans, se déchaine. Trois nouveaux morceaux sont présentés lors du set. Ils sont très électro rock avec des paroles très directes (Acide occident). Une reprise de Prodigy se fait aussi entendre (Breathe) et Mouss, le chanteur des Mass Hysteria, vint poser sa voix auprès des deux vocaux de Sidi. Cette reprise est électrisée et électrisante. Après un rappel honoré avec ferveur, Didou applaudit le public en remerciement de sa présence.

    Le fond de scène est couvert d’un rideau ou l’image du dernier album [Une somme de détails], une jeune femme nue aux bras ouverts et aux supposées ailes d’anges. L’entrée des Mass Hysteria sur scène se déroule sous l’impulsion sampler batterie (Contradiction). Le public est alors attisé par un Mouss revendicateur: le feu commence sous la demande du chanteur (Attracteurs étranges). S’enchainent alors les morceaux sous une batterie «rouleau compresseur» où les machines et les guitares sont complémentaires (Babylon). Le public est sous emprise et «la masse» réagit aux attentes de son maitre: des vagues humaines déferlent (J’aime le monde). La transe entre en jeu avec le leitmotiv de Mass (Knowlegde is Power) délivrant un public à  vif. Le temps de reprendre son souffle sur le passage remarquable et captivant des percussions à  4 tomes basses (Aimable à  souhait), Mouss branche la foule qui lui répond par «Toulousain» affirmé. Lors du rappel, une slameuse est accueillie sur scène pour un duo improvisé. C’est annonciateur d’une vingtaine de furieux invités à  partager leur pas de danse «le plus pourri» (Respect to the dance Floor) avec un retour dans la salle en slam. Un final unique où Mass et Sidi revendiquent sans concession et toujours au taquet la fin du set (Furia).

    Suprise en cette fin de soirée!!! Le bikini est quasi désert après la prestation des Mass. Apparais alors derrière ses machines et ses platines, Mr Undergang. Il nous livre alors un set authentique et unique. Seul sur scène, il multiplie les enchainements électro avec un chant rageur toujours bien placé. Sur certains des morceaux, il passe derrière sa batterie ajoutant ainsi une dimension supplémentaire de son set. Même un rappel sera réclamé où sera alors distillé les derniers morceaux avec toujours autant d’énergie.

    Une soirée riche en rebondissements où les Sidilarsen montrent un nouveau visage, les Mass ont été hallucinants d’envie et d’énergie et Undergang a converti à  sa cause les résistants de cette fin de soirée.

  • Interview – Basement

    Live Report: Basement

    Devant trop peu de personnes, Basement fait son retour sur scène après sept ans d’absence. Le live set est toujours sans concession, rappelant les fantômes d’une époque pas si lointaine tels que Helmet, Portobello Bones ou Shovel. Les morceaux se succèdent alors suivant des structures où l’art du break est vital. La voix est plus que rageuse sur des rythmes batterie puissants et dominateurs. Les riffs guitares sont acérés soutenus par la présence d’une basse déterminée.

    Après le set, une petite rencontre s’imposait et c’est avec plaisir que Basement a répondu à  quelques questions.

    Pourquoi un break de sept ans?

    Il y eut du changement dans la vie du groupe suite à  une naissance. Mais on jouait toujours, créant des nouvelles idées, travaillant sur des nouveaux plans de morceaux. Une envie évidente et naturelle de reprendre la route est née, mais avec une deuxième guitare au sein du groupe.

    Comment avez rencontré ce nouveau guitariste?

    On se connaissait de vue, mais la vraie rencontre fut lors du montage du studio de répétition à  Libourne. Et le voilà  parmi nous aujourd’hui.

    Parlez-moi de votre album.

    «Everything gets distorted» est autoproduit sous le label de Fumel (47) After Before et est composé de 8 morceaux. Il est seulement en vente en VPC. Il a été enregistré au studio Le Chalet (Bordeaux)

    Concernant votre tournée actuelle ?

    Elle a débuté en septembre en France avec quelques dates en Espagne en novembre. La Belgique et la Suisse vous nous accueillir prochainement. Mais Basement projette de jouer en Allemagne, en Italie, mais aussi les États-Unis.

    Pour finir, petit tour sur vos platines?

    Sabine (Bassiste): PJ HARVEY (White Chalk)

    Chris (Guitare/Voix): From Monument to Masses (Schools of Thought Contend)

    David (Batterie/Voix) : Unsane (Visqueen)

    Merci.

  • Live report HIGH TONE

    Live report HIGH TONE (Le phare Tournefeuille)

    Après une interview des plus sympathiques en compagnie du batteur Dino et de DJ Twelve, je suis dans une impatience attente pour découvrir leur nouveau show. C’est aux alentours des 22 heures que le groupe apparaît pour faire sonner les premières notes. La disposition scénique s’axe autour de la batterie au centre de la scène, bien en avant. Le guitariste est à  sa droite, le bassiste est à  sa gauche et les claviers ainsi que les machines sont en retrait. Ces cinq membres sont entourés de trois écrans. Le set est plus que relevé avec des titres issus des diverses collaborations (Improvisator Dub ou Kaly Live Dub), des titres du nouvel opus «Underground Wobble», mais surtout le désormais classique «Enter the Dragon». D’univers planants aux rythmes jungle les plus endiablés, High Tone ne sera rien sans son «6ème homme», homme de l’ombre, mais si présent sur scène: La VIDEO. Les images abstraites, colorées ou encore de films noirs et blancs s’enchainent dans une logique en harmonie avec les exploits des musiciens.

    Un set live d’exception en cette salle du Phare pour la nouvelle tournée où le public était en force pour être tour à  tour transporté et déchainé. En conclusion, HIGH TONE est unique en live et a consommé sans aucune modération.