Auteur/autrice : Angélique

  • Lazy

    Lazy

    Troublant, souvent écorché et corrosif, un style résolument hors normes parce que voulu brut, infectieux et sans faux semblant; LAZY répand subtilement l’essence même du Rock n’ Roll, aussi brutal soit il. Rafraîchissant à  grand renfort de riffs assassins le nu-metal hexagonal, la recette unique du jeune quartet parisien prend sa source dans un rock-metal avant-gardiste mais définitivement authentique. A son actif, une cinquantaine de concerts et premières parties remarquées, LAZY est sans conteste un groupe de scène mené par la folie de Sébastien, frontman charismatique et vocaliste de tout premier plan. Derrière les fûts, Olivier Quesada, véritable moteur V6 alimenté par le brasier binaire d’une rythmique implacable et hargneuse assurée par Aurélien et Julien (basse/guitare). Enregistré dans des conditions « live » (prise directe 16 pistes sans overdubs et sans mastering) par Francis Caste aux studios Sainte-Marthe à  Paris, le premier véritable EP éponyme de LAZY tranche par un esprit de pure tradition rock n’ roll. Dans un style où souvent la surenchère sonore sévit au détriment de l’intensité et de l’émotion première, le groupe accouche de 6 titres rageurs, qui seront unanimement plébiscités par les médias et le public amateur de sensations fortes. S’en suit une tournée d’une vingtaine de dates partout en France (avec notamment un passage remarqué dans un Elysée Montmartre rempli à  craquer en ouverture d’AqME) où le groupe fait montre d’une puissance scénique difficilement égalable. Fort de cet engouement, le groupe décide de s’enfermer afin de composer son premier album. Toujours en collaboration avec Francis Caste, LAZY décide d’aller encore plus loin et enregistre un album sans concession aucune, toujours dans des conditions de prises directes. Les 11 titres délivrés laissent éclater l’énorme talent de composition du groupe. L’expérience acquise sur la route est manifeste : Sébastien pose des mélodies dignes des plus illustres chanteurs de hard rock, les solos de guitare endiablés sont omniprésents, la solidité et la cohésion de l’ensemble est impitoyable. Immédiatement convaincu, le fameux label indépendant AT(h)OME (AqME, Lofofora, Wunjo…) décide de signer le groupe. L’album, intitulé « Rock Against Rock », bénéficiera d’une distribution nationale (Wagram) dès sa sortie le 6 février 2006 et sera suivi d’une tournée sur l’ensemble du territoire français. En effet, Emma (qui n’est autre que le tourneur de Gojira…) a décidé de prendre LAZY sous son aile et s’occupe désormais du développement du groupe sur toutes les scènes. L’histoire ne fait que commencer…

     

  • Sleeppers

    Sleeppers

    Formés en 1989 et émigrés à  Bordeaux en 1993, aux avant-postes d’une scène locale en plein renouveau les Sleeppers sortent 3 démos qui aboutiront en 1995 à  l’élaboration de leur 1er album « Illogical Moody Mind » et leurs permettra d’assurer les premières parties de Bastard, Kepone, Today is the Day, Gober Patrol, NRA, … Après un Maxi 4 titres, « Noise Pollution », ils frappent de nouveau quelques mois plus tard, les esprits curieux avec un second L.P encore plus abouti « Subconscious Nocturnal Activity », et enchainent les concerts avec des groupes comme Todos tus Muertos, Chokebore, Headcleaner, Unsane et Neurosis (Tournée française 96), Hammerhead (Tournée française 97), No Means No, Hellworms…ou encore des formations françaises telles que Prohibition, Tantrum, Belly Button, Portobello Bones, Near Death Experience, Well Spotted…. Après toutes ces expériences scéniques et une première tournée européenne (Suisse, Allemagne, Belgique, Espagne) les Sleeppers retournent en studio et sortent en 1998 « Adrenalien », un 5 titres définitivement hypnotique et torturé. Ils se lancent alors rapidement dans une tournée française, au cours de laquelle ils enregistrent des morceaux, qu’ils sortiront en 1999 sur un vinyl « live » 25 cm. Cette nouvelle production sera suivie d’une longue tournée européenne qui les emmènera en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Espagne, au Pays Basque, en Italie, en Hollande, en Tchéquie, en Slovènie, en Croatie et bien sûr en France. Après plus de 500 concerts à  leur actif, ils décident de s’attaquer à  la production du 3ème album « Cut Off » qui sortira en octobre 2000 et qui marquera un tournant dans leur production sonore. De nouveau produit par Fred Norguet, celui-ci l’enrichira et fera prendre au groupe une nouvelle dimension avec cet album qui sera plébiscité à  sa sortie. Après avoir de nouveau tourné en France et en Europe, les Sleeppers créent un collectif : TRIGGER, constitué de nombreux groupes qui ont croisés leur chemin (Burning Heads, Seven Hate, Near Death Expérience, Improvisators Dub…) et qui remixeront des titres du groupe. Le projet Trigger figurera en MP3 sur « Interaction », leur 4 ème album, toujours enregistré avec Fred Norguet, au printemps 2003. L’arrivée d’un nouveau guitariste « Raph » (ex. TOMY) depuis la tournée « Cut Off » aura motivé le groupe pour composer rapidement ce nouvel album et l’influence plus « mélodique » du nouveau membre se fait ressentir. En novembre 2005, pour fêter leur 15 ans d’existence, ils sortent le DVD « 15.597_Making Noises » [At(h)ome / Wagram]. Ce DVD réunit des morceaux enregistrés au cours de la tournée « Interaction » (Eurockéennes de Belfort, Noumatrouf de Mulhouse et Rock et Chanson à  Bordeaux),.mais aussi la totalité de la discographie du groupe (jusqu’à  « Cut Off » – 2000). En avril 2006, les Sleeppers seront de retour avec leur 5ème album « Signals from elements » toujours chez At(h)ome. Fruit d’une nouvelle collaboration avec Fred Norguet, cet album enrichit l’univers sombre et teigneux des Sleeppers , et ouvre de nouveaux horizons, notamment par des collaborations avec Reuno de LOFOFORA et avec les RAGEOUS GRATOONS. Les Sleeppers seront de retour sur les routes de France et d’Europe à  partir de Mars 2006.

     

  • Sexypop

    Sexypop

    Formé à  Angers en septembre 2000, Sexypop développe un rock mélodique et puissant inspiré à  la fois de groupes européens tels que Hundred Reasons, Mega City Four, Les Thugs, Therapy, et du rock rageur des américains de Nirvana, Alkaline Trio, Hüsker Dü, ou encore Rival Schools. Pressé d’en découdre avec la scène, le trio enregistre un premier maxi CD 5 titres « Girls Love Electric Sheep » au studio Black Box (Shellac, Chokebore, Sloy…) qui sortira en novembre 2001 sur le label parisien Buzz Off. La presse accueille plus que chaleureusement le disque et le groupe se forge une réputation de scène en tournant à  travers toute la France dont quelques dates avec La Ruda Salska (Sexypop a été invité à  ouvrir pour le groupe à  l’Elysée Montmartre de Paris, La Cité à  Rennes etc…). Deux ans après sa création, Sexypop retourne en studio (au Studioscope à  Angers) pour enregistrer son 1er album « Access To The Second Floor », sorti en février 2003. Le groupe ne cesse de tourner à  sa sortie et participe à  des compilations telles que le tribute aux Ludwig Von 88 (sortie prévue en novembre 2004 / Crash Disques) ou encore « Emoglam connection 2 » (voir dossier de presse) en compagnie des Uncommonmenfrommars, Dead Pop Club, Homeboys, Flying Donuts, Second Rate, avec qui ils constituent le noyau dur du rock indé en France. Lauréat du FAIR en 2004, Sexypop alterne tournées et composition d’un nouvel album qui sera enregistré à  Genève au Studio des Forces Motrices de David Weber. Le producteur suisse confère aux morceaux du trio toute la puissance et l’énergie que le groupe dégage lors de ses prestations scéniques enflammées. Mélodies imparables et rythmiques tendues, maturité vocale et instrumentale, ce nouvel opus révèle tout le talent de composition des Angevins qui vont même jusqu’à  surprendre l’auditeur lors d’un morceau mélangeant clavier Wurlitzer et guitares acoustiques. Sexypop reprendra la route des concerts à  l’occasion de la sortie de leur nouveau disque au printemps 2005.

     

  • Lofofora

    Lofofora

    Lofofora se crée en 1989 autour de Phil et Reuno. Après quelques concerts et divers mouvements au sein du groupe, Pascal et Edgar le rejoignent fin 1992 au moment de la rencontre fortuite (lors d’une répétition au Frigo) avec Sriracha Sauce… C’est le 1er fevrier 1993 que la structure organise le premier concert du groupe – Squat de la Moskowa – avec cette composition. Dès octobre de la même année, le groupe enregistre ce qui sera son premier disque (enregistré au studio Secret par Chinois), un 5 titres auto-produit où l’on retrouve des morceaux comme « L’oeuf » et la reprise des Négresses Vertes, « Zobi la mouche ». Ce LP sera commercialisé en mars 94. Quelques mois plus tard, en décembre, Lofofora est programmé aux Transmusicales de Rennes et s’adjuge un article sur cinq colonnes avec photo, en première page du supplément culturel du « Monde ». C’est cet article qui, par un effet de boule de neige, les révèle au milieu professionnel et leur permet d’être signé chez Virgin, un an plus tard, en décembre 94. En effet, l’article du « Monde » est repris par « The Guardian » à  Londres (avec une photo de la Mano Negra!). A la suite de cette parution londonienne, c’est le « Washington Post » qui s’interroge sur l’existence d’une tendance « French metal » et mandate auprès du groupe son représentant parisien pour une interview. Dans la foulée de ce nouvel article, c’est le « Billboard » -bible du music business- qui se manifeste et consacre un nouveau papier sur le métal français avec présentation de l’article en première page. Dans les 24heures, Virgin, puis d’autres majors, réagissent… En septembre 94, au terme de 11 mois de négociations, Lofofora signe en édition chez Polygram et, avec l’argent perçu, auto-produit son deuxième album (studio des Forces Motrices par David Weber) qui sera commercialisé en mars 95 et se vendra à  près de 45 000 copies… La série de concerts quasi ininterrompue (sauf pour l’enregistrement du LP) depuis la sortie du 5 titres en mars 94, prend fin en mars 96. C’est l’enregistrement de « Peuh » (studio Hautregard par André Gielen) qui succède à  la scène, lui-même relayé par la tournée dès août 96 et jusqu’en juillet 97 (40 000 copies vendues à  ce jour). Le groupe travaille dès lors son album à  venir, enregistre deux titres avec Kabal (en juin 98) et part de nouveau en Belgique graver son quatrième opus (studio Hautregard par André Gielen et Mazarin), certainement le plus abouti de tous, « Dur comme fer » (12 titres) qui sera commercialisé le 16 mars 99. Reuno – avec Marco (Treponem Pal) et Mouss (Mass Hysteria) – a participé à  l’enregistrement d’un morceau sur l’album de Boost en mars 99, à  Strasbourg. L’année 1999 fut riche en événements : single Kabal/Lofofora, sortie du dernier album, à  la fin de l’année la réédition du 5 titres. Sont également à  noter : un remix d’ « Amnes History » par Pushy et un autre d’ « Holiday in France » par Doctor L. Pour sa part, Phil a travaillé avec Noxious Enjoyment sur le 4 titres qui est sorti en été 2000, en compagnie de K-Shoo (ex Boost, ex Dirty District), Maya (ex Call Us As You Wish!). Leur album est sorti en 2002 et disponible dans les bacs. Début janvier 2000, le premier 5 titres des Lofofora (avec « L’oeuf », « No Facho », « Zobi la Mouche », « Baise ta Vie », « Le Trou du Con ») a été réédité. Farid a sorti un album « solo » avec Djamal ex-Kabal, le groupe s’appelle In-Vivo. C’est ce nouveau projet qui pousse Farid à  quitter les Lofofora à  l’automne 2001. 24 avril 2001, sortie de « Double » chez Jaff, double album donc de Lofofora avec un CD live et un CD de reprises et d’inédits. Lofofora a également participé à  la compilation French Core (2001), à  l’hommage à  Brassens, « Les oiseaux de passage » en réadaptant « Les passantes » ainsi qu’à  une des deux compilations de soutien au CIRC (sortie janvier 2002). Fin 2001, c’est Daniel (Noxious Enjoyment) qui remplace Farid à  la guitare. Edgar est quant à  lui remplacé par Pierre. C’est le moment de recevoir les honneurs de la grande scène des Eurockéennes de Belfort durant l’été 2002. Puis le groupe s’enferme en studio pour accoucher de son 4ème album studio, Le Fond et la Forme, sorti le 14 janvier 2003 avec une entrée à  la 22 ème place du top IFOP et enchaîne comme à  son habitude sur une tournée nationale d’envergure Depuis LOFOFORA a sorti son DVD Live (entrée 2eme au TOP Ifop Vidéo musicales) qui atteint les 14000 exemplaires, a enchaîné une tournée SRIRACHA LABEL à  l’automne 2004 et a travaillé à  la composition de son nouvel album. LE NOUVEL ALBUM : LOFOFORA a pris la décision d’enregistrer son 5eme album studio avec une des références de la scène rock française : Fred Norguet, un des producteur les plus actifs de la scène underground nationale, qui a multiplié les collaborations avec des groupes comme Ez3kiel, Burning Heads, Nihil, Spicy Box, Sleeppers … L’album a été enregistré au Pressoir et mixé au studio Pôle Nord à  Blois, il comportera 14 titres qui seront un véritable patchwork de ce que LOFOFORA est capable de composer : des titres métal ou punk très rapides et violents, des morceaux mid tempo pesants, ou des ballades bien senties. Les compositions regorgent toujours d’efficacité et de puissance ; quant aux textes de Reuno, ils restent aussi pertinents, actuels et travaillés qu’à  l’accoutumée. Après deux réussites successives avec Le Fond et La Forme, et le Double DVD Live, Lofofora veut confirmer son retour en grâce auprès du public rock, avec un cinquième album qui va en retourner plus d’un !

     

  • Kaolin

    Kaolin

    Peu importe la foi et fi des espérances. Dieu Merci, la vie selon Kaolin ne s’embarrasse guère des préjugés. Indescriptible, sans loi ni genre, si ce n’est le goût très sûr pour l’harmonie universelle, l’élégie galante et les plaisirs mélancoliques. A force d’observer depuis des lustres ses rares paradoxes, on pourrait écrire un livre sur l’habileté diabolique du quartet montluçonnais, les premières tentatives discographiques, de celles qui soulevaient déjà  d’admirables voiles… bref, un ouvrage biographique racontant à  chaque page les durs écueils, franchis avec une élégance et une facilité désarmantes. Habile donc ? Un peu oui. Allez faisait luire des trésors d’écriture, incandescente et glacée, souffreteuse et puissamment lyrique, mise en boîte par Paul Corkett (Placebo, Cure…). La réponse aux hérauts pop des Cornouailles venait donc de là , sous nos pieds, de cette roche friable et réfractaire… Une major, des espoirs, des joies et des peines dessinaient déjà  le vrai Kaolin. Brillant et vitrifié, De Retour Dans Nos Criques se fait entièrement modeler à  la main par Damien Bertrand, co-producteur au plus près des préoccupations du groupe, et fignoler par Dave Fridmann, sorcier personnel des Mercury Rev, Flaming Lips, Sparklehorse… Galette de rois. Kaolin y vire au rouge, gorgé de guitares abruptes et de rythmes envoûtants, porté par une voix jamais fendillée. Après la ruée vers l’or ? Du silence. Du calme. Et une lumière, celle d’un Manset, celle d’un Dylan, oui, d’un Dylan (Partons vite (si tu veux bien), devoir d’école), celle d’un Teenage Fan Club, d’un Neil Young, ouvertement salué ici et là … A vivre toujours dans le rêve, les ombres se dissipent. Exit Barclay, bonjour At(h)ome et Strictly Confidential, nouvelle garde rapprochée du groupe, la bien-nommée indépendance, enfin. L’air est frais et s’engouffre, lave et balaie au cœur des esprits, longtemps confinés à  une seule vocation. Dans le havre de l’Hacienda, Philippe Balzé a brillamment capté l’essence même des Kaolin, cette illumination révélée par Edith Fambuena (les Valentins, Daho, Bashung, Pauline Croze… l’amour, toujours), productrice juste et d’une évidente pertinence. Les voix se creusent et s’aèrent d’un trait, pour chanter les amours acides et les innombrables vies du monde. Le groupe va bien, merci. Marque de fabrique somptueuse, les guitares défient la pesanteur à  bord d’aéronefs mythiques (Fais semblant), caressent de merveilleuses ballades. Toujours inégalée en ces tristes heures de moines copistes, la plume est tout aussi joueuse, tout aussi gracieuse, un rien moqueuse et souvent sur le fil, histoire de dérouter l’habitué. Légèreté. Souplesse. Luminosité éclatante. Tout ici respire l’essentiel d’un groupe enfin serein, dont l’œuvre s’approche toujours plus d’une huile parfaite, quand la lumière se joue des dimensions. Il restait à  donner une chair à  ces matières frémissantes. En Suisse, Philippe Weiss (Ntm, Truffaz, Diams…) a couvert la toile de vibrations organiques, un traitement respectueux de l’engagement extrême du groupe, de sa volonté tenace de dévoiler ses quatre vérités. Les rythmiques volent de basses en basses, chansons portées en procession par un groupe puissant en état de grâce, un travail d’orfèvre puisé aux vertus du hip-hop. 25 septembre. Mélanger les Couleurs. Jamais Kaolin ne s’est approché aussi près de Kaolin.

     

  • Uncommommenfrommars

    Uncommommenfrommars

    L’histoire commence de l’autre côté de l’Atlantique, à  Washington DC, avec la naissance des jumeaux Trint Eastwood (chant-guitare) et Daff Leppard (batterie-chant), puis celle de leur frère Motor Ed (chant-guitare). Mais c’est quand ils arrivent en France à  Serrières, une bourgade de l’Ardèche, que la rencontre se fait avec Jim Spencer (basse/chant). S’ensuivent les visionnages des vidéos de skate, les gamelles sur le bitume et la montée d’adrénaline à  la découverte du punk-rock. Les disques de NoFx, Bad Religion, Hüsker Dü, Descendents bousculent ceux de Nirvana, Metallica, The Pixies, et l’envie de monter un groupe se fait plus présente. En 2000, Uncommonmenfrommars signe avec Wagram et sort l’EP Welcome to… En 2001, le groupe s’envole pour San Francisco. Direction le Motor Studios, le temple des productions Fat Wreck, le label de Fat Mike, bassiste-chanteur de NoFx. Le premier album, Vote for Me, est enregistré par Ryan Greene (NoFX, Lagwagon, No Use for a Name, mais aussi Bad Religion, Megadeth). Un an plus tard, le quatuor retourne aux États-Unis, cette fois-ci à  Chicago, aux côtés de Steve Albini (Nirvana, Shellac) pour Kill the Fuse un sept-titres acoustique. Uncommonmenfrommars surprend et montre qu’il est bien plus qu’un simple groupe de skate punk. En 2004, son deuxième album, Noise Pollution, à  nouveau produit par Ryan Greene au Motor Studios, l’impose comme une valeur européenne. La tournée qui suit mène le gang dans des festivals de renom, comme le Deconstruction Tour, mais aussi celui de Dour, en Belgique, et le Fury Fest, au Mans, où sa fougue jubilatoire lui permet, à  chaque fois, de s’imposer. Les concerts restent le point fort d’Uncommonmenfrommars, en témoignent l’album live Live on Earth, sorti en octobre 2004, puis le double DVD Live on Earth, en juin 2005. Entre-temps, Noise Pollution connaît une sortie japonaise via Angelina Recordz. Décembre 2005, après la sortie d’Incredible Rock Machine, un split dix titres avec les Burning Heads sur Opposite Records, Uncommonmenfrommars retrouve Ryan Greene pour un nouvel opus, Scars Are Reminders. Exit Motor Studios et entrée de Crush Recording, en Arizona, là  où Greene est désormais installé. Les treize titres de l’album confirment que la formule a gagné en frappe. On ne peut être qu’admiratifs, et un constat s’impose : les quatre de Serrières ont gagné en maturité, même si ce terme peut faire sourire quand on l’applique au punk-rock. Les mélodies se font plus insidieuses et agiles. Punk-rock dans la forme (“This Place Is Infected », “I Don’t Care »), mais également rock’n’roll, power pop (les Foo Fighters et Alkaline Trio ne sont parfois pas loin) avec des clins d’œil metal dans certains riffs plus heavy que par le passé (“Dead Inside », “Scars are Reminders »), Uncommonmenfrommars envisage de nouvelles portes de sorties. Résultat : c’est là  où on l’attend le moins qu’il parvient à  ébranler nos défenses. Le visuel est à  nouveau confié à  Chuck Sperry, artiste rock subversif de San Francisco, déjà  responsable de la pochette de Live on Earth. Autoproduit via la propre structure du quatuor, UFO prod, ce troisième album est pris en charge par At(h)ome en France. Les États-Unis ne sont pas en reste avec la sortie de Scars Are Reminders sur le label indépendant Em’Dash music. Une tournée américaine est envisagée pour l’été. D’ici là , Uncommonmenfrommars aura accompli cinquante dates en cinquante et un jours avec les Burning Heads pour l’Incredible Rock Machine Tour 2006. Pas un seul tour operator ne vous fera un forfait si attractif ! Olivier Portnoi (Punk Rawk / Rocksound)

     

  • Aqme

    Aqme

    AqME est un groupe à  part. A part dans l’état d’esprit, à  part dans l’attitude, à  part dans le son. Souvent à  contre-courant, souvent radical dans ses choix. Toujours droit. Immuable. En 1999, Aqme enregistre sa première démo, « University of Nowhere » six mois après s’être formé. Deux ans plus tard, Charlotte rejoint le groupe, les choses sérieuses démarrent, AqME passe à  la vitesse supérieure. Pour son premier album, « Sombres Efforts », le groupe ne choisit pas la facilité. Sans le soutien d’un label, les AqME partent s’enfermer en studio, en Suède, avec Daniel Bergstrand (Meshuggah, In Flames). Les musiciens sont en huit clos, mais délivrent un disque étrangement vaste. Dès son retour, le groupe continue à  marquer son indépendance en signant avec le Label Indépendant At(h)ome. « Sombres Efforts » sort le 10 Septembre 2002 et s’installe dans le paysage rock français à  force de concerts. AqME joue partout, tout le temps : 90 dates dans la sueur, avec comme final un show brûlant devant 10 000 personnes au Festival des Eurockéennes de Belfort. Quelques mois plus tard, après avoir enchaîné les kilomètres, l’urgence du studio les prend déjà  au ventre. AqME est un groupe qui compose vite parce qu’il en a besoin, tout en s’imposant une qualité constante. Retour en Suède en 2004 pour « Polaroids & Pornographie », second opus un cran plus lourd dans les mots, mais plus aérien dans le son. Plus ouvert sur le monde extérieur, plus fiévreux, l’album marque une réelle progression de la part du groupe. Progression qui se confirmera sur scène où AqME prend une ampleur hors de proportion, retourne les salles partout où il passe, et s’offre un Elysée-Montmartre complet. Dans la salle, Nicolas Sirkis (Indochine) est installé au balcon. Il suit le groupe depuis quelques temps déjà  et les a invité sur son Festival itinérant, le X-Festival, en 2003. Pour son troisième album, AqME change tout. La collaboration avec Daniel Bergstrand a atteint ses limites, le groupe décide de rester sur Paris et de travailler avec Steve Prestage (Black Sabbath, Peter Gabriel mais aussi De Palmas). « La Fin des Temps » est enregistré en trente jours, étalés sur une période de trois mois dans des conditions totalement nouvelles. Le groupe n’est plus replié sur lui-même. Chacun rentre à  la maison le soir, quand ils ne jouent pas au Printemps de Bourges, à  Solidays ou au Furia Sound Festival. Chaque coupure permet de prendre du recul sur ce qui a déjà  été produit, chaque concert renforce un peu plus l’envie de composer le meilleur album possible. Les relations avec Prestage sont simples, les AqME se sentent plus à  l’aise. Et pourtant, le disque n’en est pas moins sombre, moins pesant. Bien au contraire. « La Fin des Temps » est porté par un fil rouge : la fin, la mort. La mort de tout, de l’humain (« Rien Au Monde »), de l’ignorance (« Une Vie Pour Rien »), de l’insouciance (« La Fin des Temps »), de l’amour (« Une Dernière Fois »), des rêves (« Des Illusions »). L’acceptation que tout a une fin, aussi dure soit-elle à  digérer. Autour de ce sujet, comme porté par son poids, le groupe entier s’est réuni sur certains textes. Le premier single, « Pas Assez Loin », s’inscrit dans cette ambiance tout en mettant en valeur la facilité déroutante du groupe à  répandre des mélodies pop imparables et accrocheuses. Lancé en pâture aux fans sur quelques dates, le titre a déjà  prouvé son efficacité immédiate. Si certains artistes ont besoin de s’isoler, de s’assombrir pour créer quelque chose de triste et de beau, AqME n’est pas de ceux-là . C’est la différence entre l’être et le paraître. Entre « être » dans un état et « se mettre » dans un état. AqME ne se met pas dans un état. AqME ne fait pas semblant. N’a pas peur de ce qu’il a dans le ventre. Quitte à  s’éloigner encore un peu plus de la norme et de ce que l’on attend aujourd’hui d’un groupe de Rock français. Une attitude qui fait écho à  celle de Indochine à  qui AqME a offert un titre, « Aujourd’hui je pleure » pour son nouvel album. Les deux groupes se sont retrouvés en studio au grand complet pour l’enregistrer, en prise directe. Nouveau producteur, nouvelle collaboration, nouvelle méthode de travail, « La Fin des Temps » pourrait bien être un nouveau départ. Après avoir généré et renforcé un noyau de fans inconditionnels, AqME s’apprête à  conquérir un nouveau public. Sans jamais dévier, toujours fidèle à  son univers et l’identité qu’il a construite, le groupe revient. Plus que jamais sombre et fort. Charlotte BLUM

     

  • Undergang

    Undergang

    Remarqué en tant que découverte Electro au Printemps de Bourges 2004, UNDERGANG sillonne depuis la France avec son live rock’n’break beat… C’est sur scène que l’énergie et la rage de ce “homme-pieuvre » prend toute son ampleur. Seul derrière ses machines, il tient la scène comme le ferait un groupe de rock enragé. La maitrise du verbe, du scratch et l’originalité des compositions l’ont donc amené à  partager la scène avec des groupes aussi éclectiques que Asian Dub Foundation, Steel Pulse, No One Is innocent, La Phaze, TTC, Mass Hystéria, Le Peuple de l’Herbe, Toots and The Maytalls et tant d’autres… UNDERGANG ouvre les frontières de l’electro en posant des textes à  l’esprit rock’n’roll engagés sur des morceaux break beat, drum’n’bass composés de manière chirurgicale. Bien que guitariste, bassiste, batteur, scratcheur, chanteur, c’est sur les machines et la composition électronique que cet activiste à  jeté son dévolu afin de n’avoir aucunes barrières tant au niveau de la création que de l’écriture. UNDERGANG nous démontre sur scène que le rock et l’electro coulent de la même source, c’est peut-être parce que sa culture musicale oscille de Léo Ferré à  Roni Size en passant par Hendrix que UNDERGANG est aujourd’hui une des valeurs montantes de la scène électronique française…

     

  • 9ème édition du festival Indépendance(s) et création

    « La 9ème édition du Festival CINE 32 « Indépendance(s) et Création » se déroulera à  Auch (Théâtre et salles
    de cinéma), du jeudi 12 au dimanche 15 octobre 2006. En même temps, le vendredi et le samedi soir, des
    projections – rencontres auront lieu dans une dizaine de salles Art et Essai du Gers.

    Rappelons que ce festival s’adresse non seulement aux professionnels, mais aussi à  tous les spectateurs
    amateurs de découvertes.
    Y seront montrés en avant-première (des semaines ou des mois avant leur sortie) les oeuvres les plus
    diverses, et aussi quelques films inédits pas encore distribués.

    Pour cette programmation de films et de rencontres, il n’y a ni sélection en vue d’un palmarès, ni lien
    thématique extérieur au cinéma. Il y a simplement le fil conducteur du nom qu’avec Daniel Toscan du
    Plantier nous avions choisi dès 1998 pour ce festival : d’une part indépendance(s) par rapport aux seuls
    diktats du box-office, et aussi aux normes du politiquement / esthétiquement / médiatiquement correct,
    d’autre part la passion pour toute création singulière (et parfois universelle) s’adressant à  des personnes plus
    qu’à  des marchés (l’un n’empêchant heureusement pas toujours l’autre !). C’est une définition possible de
    l’art et essai cher à  Ciné 32 et à  l’AFCAE. Et c’est pourquoi tous les artistes (cinéastes, comédiens,
    techniciens, producteurs) que nous recevrons à  Auch et dans le Gers devraient se sentir, cette année encore,
    en pays ami ! »

  • Eva D

    Eva D

    « Cette spirituelle fée du folk a transformé les racines du rock en bourgeons » Auteur, compositeur, interprète, cette fille de marin a pris son envol musical tel un goéland, depuis l’océan de son enfance, escale après escale. Elle en a puisé l’inspiration de textes originaux, salés « Hypocrites, coincés dans la crypte, aux faux-semblants.. », drôles et colorés. Du pinceau à  la plume en passant par la scène théâtrale, elle arrive avec ses chansons, ses chapeaux et sa joie de partager les émotions qui l’animent «Nous voulons des optimistes, des humains, des humoristes ». Eva D. a des valeurs, des images à  chanter, « Qu’importe/En vers et contre le toutou/On naît peu de chose/Profitons-en ! » d’une voix rock « Quand j’étais apprentie sorcière avec Pépé..», chaude « Je voudrais bien la mort/mais je la voudrais chaude/Par un coquin de sort/elle me prendrait en fraude » et sensuelle « Les câlins du matin/c’est si bien.. ». Ses chansons, qui savent aussi devenir douces « la Dame aux abats-jour/poursuivait son rituel/tout fait de ribambelles », légères « s’cusez si je suis en braille/si je n’suis pas dans les rails » et sensuelles « Positions aériennes, postures alambiquées,je suis ta vénusienne.. » au gré des morceaux qu’elle enchaîne avec une joie communicative, font d’Eva D. un auteur qui occupe une place singulière dans la chanson française. (Ouest France) Harmonica et sourire aux lèvres, guitare acoustique en bandoulière, elle vous fera voguer sur des flots folk, rock, swing et voyages, « Ecuador, tu païs de mil colores..», des chants de mer « Face au vent, nous hisserons la grand voile et irons droit devant !.. » , en toute ambiance « C’est tout dans ma nature/me dit-elle/Depuis la vie des temps/je suis toujours dans l’vent//Je suis ta différence » et poésie « J’prendrais la transversale/en amont, en aval.. » Pour vous évader aux sons de la fête et sentir le souffle du vent au large…