JUST THE WIND – Samedi 26 avril à  16h –
Suivi d’un débat avec Amnesty International sur les discriminations envers les roms en Europe de l’Est /
LA FEMME DU FERRAILLEUR /
GYPSY CARAVAN.

JUST THE WIND

De Bence Fliegauf. Hongrie/2011/1h38. Avec Katalin Toldi, Gyöngyi Lendvai.
« Des visages endormis dans la pénombre d’un décor calfeutré et précaire. Dehors, le soleil qui brûle. Une femme part travailler, tête baissée, sans croiser le regard inquisiteur des hommes. Sa fille fait de même pour aller à  l’école. Le fils, lui, parcourt la forêt comme un Petit Poucet guetté par l’ogre… Dès les premières minutes, la peur est palpable, et la caméra colle aux personnages pour nous la faire ressentir… La Hongrie rurale d’aujourd’hui n’est pas belle à  voir. Des familles de Tsiganes ont été assassinées, exécutées, les unes après les autres, enfants compris, par des milices. Le film raconte un jour dans la vie d’une famille qui craint à  son tour d’y passer. Brimades et humiliations racistes, dialogues glaçants : à  la manière d’un conte terrifiant, où seule la nature reste hospitalière, le cinéaste (qui s’est inspiré de faits réels) filme la dérive fasciste d’un pays qui prend une minorité comme bouc émissaire. Il filme la haine à  l’état brut… » —
Télérama / Guillemette Odicino

Également dans le cadre de WELCOME IN TZIGANIE :

LA FEMME DU FERRAILLEUR
De Danis Tanovic. Bosnie-Slovenie/2013/1h15. Avec Senada Alimanovic, Nazif Mujic.
« La femme du ferailleur est un film sobre sur la misère d’une famille rom en ex-Yougoslavie. Le combat de Nazif, le ferrailleur du titre, est de lutter, chaque jour, contre la pauvreté. Et surtout, pour la survie de Senada, enceinte de leur troisième enfant, mort dans son ventre. Faute de pouvoir payer la somme que l’hôpital réclame pour l’opérer, elle va mourir d’une fausse couche. Dans les plaines enneigées de Bosnie, il cherche, sans relâche, une solution : trouver du fer, de vieilles casseroles, des roues de ­vélo, fils barbelés, tout ce qui peut se monnayer…
Danis Tanovic (No man’s land) a tourné à  l’épaule, en neuf jours, La Femme du ferrailleur. Avec une mise en scène de l’endurance forcée — les incessants allers et retours des personnages entre leur baraque de fortune et l’hôpital —, il trouve une façon une façon de matérialiser le rejet, l’humiliation, la honte. Les acteurs y interprètent leur propre rôle (Nazif Mujic a reçu l’Ours d’argent du meilleur acteur à  Berlin, en 2013), revivant leur histoire devant la caméra. En un geste, un regard, le cinéaste rend palpable l’amour qui circule entre eux. Et les tient debout. » — Télérama / Mathilde Blottière

GYPSY CARAVAN
A l’occasion de la venue de ESMA REDZEPOVA, la reine des Tziganes, présente au festival WELCOME IN TZIGANIE.
De Jasmine Dellal. EU/2007/1h51. Avec Fanfare Ciocarlia, Taraf de Haidouks.
Embarquez dans la Gypsy Caravan pour un voyage à  travers la musique, la vie et l’héritage de cinq groupes tziganes, issus du monde entier, lors d’une tournée triomphale de six semaines aux Etats-Unis. Les styles musicaux vont du flamenco au violon gitan, de la folk indienne au jazz, représentant ainsi le meilleur de la musique et la diversité du peuple gitan.
Le film retrace le portrait de ces musiciens, sur scène et à  la ville, dans leurs familles et sur la route. Un voyage riche et initiatique, au sens propre et figuré à  travers la culture gitane.

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