
– Jeudi 20 mars
18h30 : FIFI HURLE DE JOIE
20h30 : WAJMA LA FIANCEE AFGHANE.
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18h30 : FIFI HURLE DE JOIE
De Mitra Farahani. 1h38.
Mitra Farahani rêvait depuis longtemps de faire le portrait de Bahman Mohassess, peintre et sculpteur iranien majeur disparu à la fin des années 60, après avoir été en butte à la censure du régime du chah et de la République islamique. Malgré ses injonctions, le vieux peintre s’amadoue, s’abandonne comme la réalisatrice qu’il rudoie avec une tendresse moqueuse. Il raconte son travail, son rapport à l’art, aux monstruosités d’un siècle. Le peintre a retiré ses œuvres du monde avant de s’en retirer lui-même. Et voilà qu’une réalisatrice le réinstalle en sujet et en quasi-coréalisateur.
20h30 : WAJMA LA FIANCEE AFGHANE.
De Barmak Akram. Afghanistant. France/2013/1h26. Présenté au Festival Indépendance(s) et Création.
Kaboul, Mustafa séduit la jolie étudiante Wajma. Les deux débutent une relation clandestine : ils sont espiègles et passionnés, mais aussi prudents face aux règles de la société qu’ils enfreignent…
Né en Afghanistan, vivant à Paris, Barmak Akram signe son second long métrage de fiction, après L’Enfant de Kaboul, en 2008. Wajm est un plaidoyer contre les violences faites aux femmes. Tourné sous la neige de Kaboul avec une équipe et des moyens restreints a minima, ce long-métrage « fait maison » est porté par des acteurs incandescents.
« Wajma est un film brut, sans fioritures, tourné avec les moyens du bord au cœur de la vie urbaine afghane d’aujourd’hui. C’est sa force et sa qualité.
L’Afghanistan que l’on voit ici, ses personnages et ses problématiques, font beaucoup penser à l’Iran et à son cinéma. Une fiction moderne donc, qui outre son sujet est aussi le meilleur documentaire récent sur ce pays miné par la guerre (qui reste hors champ). » Les InRocks
« Nous sommes emmenés au cœur de la vie réelle, les plans larges ne nous cachent rien de l’environnement des personnages et nous montrent avec un réalisme puissant la vie de tous les jours. Ce film, qui nous montre l’Afghanistan sous un jour beaucoup plus moderne qu’on ne s’y attendrait, nous rappelle qu’il ne suffit pas de se contenter des signes apparents du progrès, et qu’il reste encore un long chemin à parcourir. » Resa Serkanien Cinéaste
Projection en présence du réalisateur : Barmak Akram (sous réserve)
