Frank Hayet ,Sylvie Chastenet,Marion Lagrange, Odile Sebenne , Ralph Sabbath
ouvert tous les jours de 14h à 18h
VERNISSAGE :DIMANCHE 21 JUILLET à 12H
Vin et Tapas dans le jardin de Louise Labé Venez découvrir leurs talents Salle Louise Labé 30 rue de l’Abbé Tournier Lectoure Ces cinq Bordelais nous invitent à découvrir leurs différents moyens d’expressions et pour cela se sont réunis sous un titre qui nous interpelle sur l’évolution de la personne et de la société dans toutes ses formes. Sylvie Chastenet :En perpétuel apprentissage de la vie, et il y a peu, de l’art pictural : des émotions, des sentiments, des fenêtres ouvertes. Faut-il y donner un sens ? celui que je lui donne est ce désir d’exploration qui m’a été transmis…….merci Manut ! Odile Sebenne:Dégénérescence programmée. Odile Sébenne en Juillet 2013, les trois quarts du temps quelque part en orbite en gravure, eau forte, aquatinte, carborundum, technique mixte. J’aime à travailler baignée par le rêve et son ressac dans une sorte de hors-temps onirique. Garder du réel que ses échos et ses symboles, évoluer dans la liberté des songeries éveillées constituent l’essentiel de mon approche. Seuls comptent pour moi l’ambiance, le climat, l’histoire que raconte chacune de mes plaques, l’univers qu’elles dévoilent et dans lequel chacun peut essayer de pénétrer pour trouver une résonnance. Bien plus qu’un échappatoire, la poésie est un refuge essentiel quand l’air est trop irrespirable, une sorte de principe de survie. « Dégénérescence programmée », c’est aussi le travail de la matière, l’acide vient ronger le fer, marquer ses empreintes et tracer ses sillons. Il y a quelque chose de magique dans la gravure et d’inattendu qui m’étonne, me surprend et me fascine toujours autant. Forcer le métal, se fondre dans ses empreintes et créer une image : dé-générer de la matière. Inscrire une empreinte, une marque, c’est écrire une histoire tout à la fois et bien au-delà du réel, de ce qui dégénère pour de bon et malgré soi. Raph Sabbath est un illustrateur bordelais. Pour certains, son travail se nourrit de la déliquescence des sociétés hors sol et modernes de l’individu narcissique devenu marchandise. Tandis que d’autres y voient la technique d’un moine copiste au service d’un cerveau malade. A vous de choisir… Franck Hayet. Dégénérescence programmée. Juillet 2013. Peindre commence toujours par les sentiments et ce qui se dégage d’un instant. C’est un moyen privilégié d’expression pour faire émerger l’émotion, parler et dire aux autres. J’apprends, j’étudie, j’exorcise, picole et peins avec autant de bonheur. Marion Lagrange (juillet 2013) Le portrait m’importe moins que la perception d’un corps que l’on ne voit jamais intégralement. Ce morcellement révèle les expressions corporelles les plus intimes. Dans le cadre de Dégénérescence programmée, j’ai cherché à poursuivre ce travail tout en m’écartant de la prise directe. Ici, le modèle pose mais le visage est tout à la fois caché et révélé par les mains de la personne. À l’encontre du portrait, le spectateur ne peut pas reconnaître le sujet photographié dont l’identité lui échappe. Cette dissimulation laisse néanmoins des interstices dans lesquels la personnalité et la marque du temps s’esquissent.