Les Petites Noces de Figaro
Opéra en quatre actes de W. A. Mozart
d’après Le Mariage de Figaro de Beaumarchais.
Opéra Eclaté – Compagnie Nationale de Théâtre Musical
Jeudi 3 mai à 21h au Théâtre
Tarif : 15 euros (1ère série) – 13 euros (2ème série) – 10 euros (réduit)
Vendredi 4 mai à 21h sous chapiteau à Fleurance
Tarif unique : 7 euros
Tout public à partir de 12 ans – durée : 3h avec entracte
Note de mise en scène
Quand le Comte Almaviva découvre la porte de sa femme fermée à clé, c’est tout son univers qui s’écroule, toutes ses valeurs, toute son époque ! Car le vrai sujet de ces noces c’est l’évolution de l’intimité du rapport à l’autre et les interdits…
On rentre ici dans l’intimité des protagonistes de ces Petites Noces, inspirées du texte de Beaumarchais et de l’opéra de Mozart, en plaçant le public derrière le miroir sans tain de cette histoire. Pour cette intimité, on joue la proximité en installant le public autour de l’aire de jeu et en proposant une version avec neuf chanteurs, un quatuor à cordes et un pianiste dans l’esprit de l’opéra de chambre.
Cette proximité aiguise le regard, permet d’accompagner Figaro dans ses douleurs, la Comtesse dans ses tristesses et de comprendre pourquoi par un regard, un détail, la vie, loin des grands mots, est parfois une suite de tragédies du quotidien.
C’est d’ailleurs à travers cette vie que Figaro comprend son rôle, pressent ses droits et identifie son combat.
Au crépuscule du XVIIIème Siècle, ces Petites Noces nous ferons parcourir les corridors d’une fin d’époque qui s’interroge sur ses anciennes valeurs en voyant s’installer les nouvelles.
Olivier Desbordes
Opéra en quatre actes de W.A. Mozart – d’après Le mariage de Figaro de Beaumarchais
Version chantée en Italien – Récitatifs remplacés par des extraits de la pièce de Beaumarchais.
Avec Adrian Arcaro (Figaro), Anne-Sophie Domergue (Suzanne), Christophe Lacassagne (le Comte), Karine Godefroy (la Comtesse), Hélène Cukier (Marceline), Thierry Cantero (Basile), Christine Tocci (Chérubin), Josselin Michalon (Bartolo), Gaëlle Pinheiro (Barberine)
Piano / direction musicale : Sandrine Abello
Mise en scène : Olivier Desbordes et Eric Perez
Décor, costumes et lumières : Patrice Gouron
La presse en parle…
« Les Petites Noces seraient plutôt un bijou délicat dans l’écrin de la cour carrée du château de Montal.
Deux collaborateurs de choix, Mozart pour la musique, Beaumarchais pour les dialogues parlés ; neuf solistes, un quatuor et un piano : c’est la version opéra de chambre mise en scène par Olivier Desbordes.
Gradins et chaises sont disposés autour de l’espace scénique de sorte que public et interprètes se côtoient dans une intimité propice au partage.
Aucune fausse note dans le casting : les interprètes sont jeunes et d’une belle maîtrise vocale, tous excellents comédiens. »
La Dépêche du Midi – 9 août 2005
« Avec Mozart pour la musique et Beaumarchais pour les dialogues, avec neuf solistes, un quatuor à cordes et un piano, les Petites Noces distillent un marivaudage léger et cruel à la fois, sur fond de chassé croisés de désir et renoncements. Un vrai bonheur que les amateurs du genre ne voudront manquer sous aucun prétexte. La jeunesse et la maestria de tous les interprètes ajoutent au plaisir de cette version opéra de chambre ».
La Dépêche du Midi – 31 juillet 2005
« La mise en scène classique et simple d’Olivier Desbordes était valorisée par une troupe de comédiens chanteurs jeunes et inspirés. ï›…ï C’est finalement Christine Tocci qui remporte tous les suffrages tant sa voix de mezzo colorée, solaire et ample, doublée d’un jeu de scène exquis, rend à Mozart et Beaumarchais tout leur génie. Son air « Voi che sapete », accompagné par le quintette piano et cordes fut un moment intime d’enchantement ».
Judith Chaine – Aujourd’hui en France – 4 août 2005
Olivier Desbordes – Metteur en scène
Licencié de littérature française, Olivier Desbordes suit une formation d’art dramatique au Cours Simon. Il réalise un long-métrage Requiem à l’aube, sorti à Paris, en 1976.
Au Palace, jusqu’en 1984, il met en scène des spectacles avec Tina Turner, Grace Jones, … des performances pour Lagerfeld, Dior, Paco Rabanne, … et réalise des créations audiovisuelles pour, entre autres, Maurice Béjart.
En 1981, il crée le Festival de Saint-Céré et signe sa première mise en scène d’opéra : Orphée et Eurydice de Glück. Suivront Les Contes d’Hoffman, La Traviata, Nabucco, Don Juan, L’Opéra de Quat’Sous, L’Heure Espagnole, Carmen, La Bohème, …
En 1985, il crée Opéra Eclaté (structure de décentralisation lyrique qui, en 17 ans, a donné plus de 800 représentations en France et en Espagne). Son objectif : faire découvrir le vaste répertoire du lyrique (de l’opéra à l’opérette : Carmen, La Flûte Enchantée, Les Noces de Figaro… La Fille de Mme Angot, La Périchole, La Veuve joyeuse, Dédé, …), toucher tous les publics hors des « circuits établis », par un travail théâtral avec de jeunes chanteurs et des mises en scène traduisant l’esprit de notre époque.
La notoriété de ses créations, dans le cadre du Festival de Saint-Céré et d’Opéra Eclaté a incité d’autres structures lyriques telles que l’Opéra de Québec, l’Opéra de Nantes, de Besançon …, à lui proposer des mises en scène : Tosca, Le Roi malgré lui…
Entre 1996 et 1998, il est Conseiller artistique à la programmation lyrique de l’Opéra de Massy et participe à la programmation et à la création des opéras. En collaboration avec Christophe Coin de l’Ensemble Baroque de Limoges pour la direction musicale, il y met en scène La Flûte Enchantée (hiver 98/99).
En 1996, invité par la Ville de Castres, il y implante Opéra Eclaté et développe une politique offensive de diffusion du répertoire lyrique sur le territoire national en direction de nouveaux publics et plus particulièrement du jeune public.
Hiver 98/99, Opéra Eclaté reçoit du Ministère de la Culture le label de « Compagnie nationale de Théâtre Lyrique et Musical ».
En décembre 1999, il crée pour la première fois en France Le Lac d’Argent, Conte musical de Kurt Weill sur un livret de Georg Kaiser à l’Opéra de Massy avant une tournée nationale.
Il crée en avril 2001 à l’Institut Français de Marrakech le spectacle Une Carmen arabo-andalouse.
Olivier Desbordes est actuellement chargé de la programmation de la saison de l’Opéra de Dijon tout en assurant la direction artistique d’Opéra Eclaté et du Festival de Saint-Céré et du Haut-Quercy pour lequel il met en scène L’Enlèvement au Sérail. Parmi ses dernières mise en scène pour l’Opéra de Dijon on peut noter : Les Contes d’Hoffmann, La Veuve Joyeuse, La Grande Duchesse de Gérolstein, Don Juan.
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