
De Jerry Schatzberg (États-Unis, 1970,1h44)
Avec Faye Dunaway, Barry Primus, Viveca Lindfors, Barry Morse , Roy Scheider .
Semaine du 7 novembre 2012
Avec Faye Dunaway, Barry Primus, Viveca Lindfors, Barry Morse , Roy Scheider .
Semaine du 7 novembre 2012
Ancienne égérie de la mode, Lou Andreas Sand s’est isolée dans une maison au bord de l’océan. Abîmée par la dépression et les excès, elle se raconte à Aaron Reinhardt, son ami photographe venu l’interroger en vue d’écrire un film. Au fil des heures, Lou exhume les souvenirs de son ascension, puis de sa déchéance, qui s’organisent en un montage fragmentaire de faits réels et d’évènements fantasmés.
Suivant cette difficulté à rassembler les éclats d’une vie, la forme même du film va les matérialiser comme pour nous faire éprouver la maladie de Lou. Ruptures de ton, rapprochement d’échelles, déliaison son-image, Portrait d’une enfant déchue affirme une liberté formelle intransigeante qui fait écho à l’esprit labyrinthique de son héroïne incarnée par Faye Dunaway. Après s’être fait cribler de balles trois ans plus tôt sous les traits de Bonnie Parker, l’actrice est ici de tous les plans. Magnétique, imprévisible, elle se consume physiquement sous l’œil amoureux du cinéaste et nous offre une partition intense sur la tyrannie du paraitre et les éclats d’une vie brisée.
Suivant cette difficulté à rassembler les éclats d’une vie, la forme même du film va les matérialiser comme pour nous faire éprouver la maladie de Lou. Ruptures de ton, rapprochement d’échelles, déliaison son-image, Portrait d’une enfant déchue affirme une liberté formelle intransigeante qui fait écho à l’esprit labyrinthique de son héroïne incarnée par Faye Dunaway. Après s’être fait cribler de balles trois ans plus tôt sous les traits de Bonnie Parker, l’actrice est ici de tous les plans. Magnétique, imprévisible, elle se consume physiquement sous l’œil amoureux du cinéaste et nous offre une partition intense sur la tyrannie du paraitre et les éclats d’une vie brisée.