
De Stanley Kubrick (Royaume-Uni / USA / 1987 / 1h58)
Semaine du 14 mars 2012
Semaine du 14 mars 2012
Alors que l’Amérique est plongée en pleine guerre du Viêt-nam, le sergent Hartman doit en quelques semaines métamorphoser les nouvelles recrues en véritables marines. Pour cela, il a une méthode radicale : injures, humiliations, punitions, entraînements intensifs, les bleus doivent tout supporter, jusqu’à sombrer peu à peu dans la folie.
Adapté du livre de Gustav Hasford et tourné dans la foulée d’Apocalypse now, Voyage au bout de l’enfer et Platoon, Full metal jacket n’avait certes pas la primeur du sujet à l’époque. Pourtant, ce pamphlet au vitriol se démarque des autres films sur la guerre du Viêt-nam. D’abord par le souci du cinéaste de renforcer la vérité documentaire : il utilise un gros grain typique des films d’actualités, recrute un authentique instructeur militaire pour jouer le sergent Hartman et met pour la première fois en exergue la guerre des images en faisant de son héros un soldat reporter. Avec son casque « Born to kill » et son badge « Peace and love », Guignol, interprété par Matthew Modine, incarne une dualité inquiétante. Quand au sourire benêt du soldat Baleine, souffre douleur de la troupe, il s’effacera progressivement sous l’effet du lavage de cerveau pour laisser place à un visage ravagé par la folie meurtrière.
Adapté du livre de Gustav Hasford et tourné dans la foulée d’Apocalypse now, Voyage au bout de l’enfer et Platoon, Full metal jacket n’avait certes pas la primeur du sujet à l’époque. Pourtant, ce pamphlet au vitriol se démarque des autres films sur la guerre du Viêt-nam. D’abord par le souci du cinéaste de renforcer la vérité documentaire : il utilise un gros grain typique des films d’actualités, recrute un authentique instructeur militaire pour jouer le sergent Hartman et met pour la première fois en exergue la guerre des images en faisant de son héros un soldat reporter. Avec son casque « Born to kill » et son badge « Peace and love », Guignol, interprété par Matthew Modine, incarne une dualité inquiétante. Quand au sourire benêt du soldat Baleine, souffre douleur de la troupe, il s’effacera progressivement sous l’effet du lavage de cerveau pour laisser place à un visage ravagé par la folie meurtrière.