
De Luigi Comencini. Italie /1969 / 1h59.
Semaine du 26 octobre
Semaine du 26 octobre
En 1969, avec Casanova, un adolescent à Venise, Comencini aborde une période particulièrement féconde de sa carrière. En cinq ans, il va réaliser des œuvres aussi mémorables que Pinocchio, L’Argent de la vieille et Un vrai crime d’amour.
Casanova, l’homme aux aventures amoureuses presque mythiques, n’est ici qu’un prétexte, un faire-valoir, un fil conducteur. De fait, à l’inverse de Fellini qui saisit le personnage dans sa splendeur puis dans sa déchéance, Comencini choisit une voie toute différente. Des Mémoires du Vénitien, il ne retient que les cinq premiers chapitres, ceux qui évoquent l’enfance et l’adolescence du personnage à Venise et à Padoue, une enfance entravée dans un milieu qui étouffe et dont l’adolescent se liberera en devenant aventurier et libertin. Loin de ses représentations conventionnelles, c’est une Venise dépouillée et réinventée qui s’offre à nos yeux, la Comencini saisissant la ville du XVIIIème siècle à la veille de la décadence, offrant une vision universelle des sociétés décadentes, frappées de cécité et qui courent à leur ruine dans la plus parfaite indifférence.
Casanova, l’homme aux aventures amoureuses presque mythiques, n’est ici qu’un prétexte, un faire-valoir, un fil conducteur. De fait, à l’inverse de Fellini qui saisit le personnage dans sa splendeur puis dans sa déchéance, Comencini choisit une voie toute différente. Des Mémoires du Vénitien, il ne retient que les cinq premiers chapitres, ceux qui évoquent l’enfance et l’adolescence du personnage à Venise et à Padoue, une enfance entravée dans un milieu qui étouffe et dont l’adolescent se liberera en devenant aventurier et libertin. Loin de ses représentations conventionnelles, c’est une Venise dépouillée et réinventée qui s’offre à nos yeux, la Comencini saisissant la ville du XVIIIème siècle à la veille de la décadence, offrant une vision universelle des sociétés décadentes, frappées de cécité et qui courent à leur ruine dans la plus parfaite indifférence.