D’après un texte de Jean Pierre Siméon
Création
Samedi 19 janvier à 21h au Théâtre
Tarif : 16 euros / 10 euros (réduit)
Tout public -durée : 1h20
C’est au cours de la 14e édition du festival littéraire Lettres d’Automne, dont il était l’invité principal en novembre 2004, que Jean Pierre Siméon a lu publiquement et pour la première fois des extraits de son recueil alors inédit Lettre à la femme aimée au sujet de la mort. Il était accompagné, dans la grande salle du théâtre de Montauban, par Pascal Amoyel, au piano et Emmanuelle Bertrand, au violoncelle ; sur une partition originale de Pascal Amoyel. Moment rare, par la très grande beauté du texte, la simplicité de son interprétation par l’auteur et l’alliance sensible et intelligente de la musique avec le verbe. Cette prestation ne pouvait rester lettre morte. Après que Laurent Terzieff ait ultérieurement renoncé à l’interprétation de ce texte en scène, Jean Pierre Siméon m’a proposé d’assurer cette création, sous forme de lecture musicale avec la participation d’Emmanuelle Bertrand et de Pascal Amoyel. Lecteur public depuis plus de vingt ans, dans le cadre des festivals littéraires que j’ai créés (Lettres d’Automne, Histoire en toutes Lettres), et, en tournées, par des propositions artistiques diverses, je suis profondément attaché à toutes les formes de transmission de textes littéraires, et plus particulièrement par la lecture à voix haute. Cette mise en voix, qui est « autant de l’âme que du corps » (A. Camus) doit, à mon sens, proposer sans l’imposer un accès à l’œuvre que ne perturbe pas l’éventuelle habileté du comédien. Elle doit, comme l’écrit Jean-Pierre Siméon dans sa Lettre au Comédien, « ouvrir à l’éventualité du sens et non l’instaurer arbitrairement (…), mettre en scène sa circulation et non pas les moyens de cette mise en scène, favoriser la possible émergence de l’émotion et non la prévoir, la modéliser par la voix et le geste. Ne pas simplifier mais faire jouir du complexe », préceptes que j’approuve entièrement et auxquels j’essaie de me conformer. Lorsqu’il m’arrive d’être musicalement accompagné, c’est, la plupart du temps par des compositions originales qui répondent à la nécessité d’union entre texte et musique. La présence de la musique doit être ressentie comme tout à fait naturelle, évidente, voire attendue et non comme un enjolivement reposant et peu justifié. J’aurai, la grande chance, ici, de cheminer avec deux musiciens dont la renommée n’est plus à souligner et qui se sont déjà investis dans des formes nouvelles de concert, notamment avec Jean Piat et d’autres comédiens. J’ai demandé à Sébastien Bournac d’assurer la mise en scène de cette lecture musicale. Je fais confiance à son goût pour les grands textes contemporains et à son expérience en la matière. L’équipe de Circuits Scène Conventionnée d’Auch, et Marc Fouilland, son directeur, ont cru à ce projet et nous accompagneront jusqu’à sa création le 19 janvier au théâtre d’Auch en présence de l’auteur, après une semaine de résidence dans le Gers. Qu’ils en soient ici remerciés. Et à Jean Pierre Siméon, toute ma reconnaissance pour son amitié et sa confiance. Maurice Petit Circuits Scène Conventionnée Centre Cuzin Rue Guynemer 32000 AUCH Tel réservations : 05 62 61 65 00 www.circuits circa.com Horaires de la billetterie : (Centre Cuzin rez de chaussée) Du lundi au vendredi de 13h15 à 18h / le mercredi de 9h à 12h et de 13h15 à 18h / le samedi de 9h à 12h
Maurice Petit
Né en 1944, Maurice Petit fait des études littéraires puis juridiques à Toulouse, et passe plusieurs années dans l’administration, à Montauban puis à Paris. Après une longue expérience de comédien amateur, il abandonne sa carrière de fonctionnaire pour se consacrer, professionnellement cette fois, au théâtre, au cinéma et à la télévision. Passionné de littérature, il crée l’association Confluences en 1990 avec laquelle il conçoit et organise la première édition du festival Lettres d’Automne à Montauban. La notoriété de ce festival, qui en 2007 en sera à sa dix-septième édition, est désormais nationale. Directeur artistique de Lettres d’Automne, Maurice Petit élabore, en très étroite collaboration avec les auteurs invités, le programme du festival et crée lors de chaque édition, exposition originale, lectures et spectacles autour des oeuvres célébrées. Il propose en tournées nationales et à l’étranger ces mêmes prestations artistiques pour tout public, y compris étudiant. Ces tournées ont rassemblé plus de deux cent mille spectateurs depuis 1992. Tout en conservant la direction artistique de Lettres d’Automne, et la direction générale du festival Histoire en toutes Lettres – créé par Confluences en 2003 à Tournefeuille, (31) – Maurice Petit poursuit ses activités artistiques autour de son métier de lecteur et de comédien. Il propose en tournées une trentaine de lectures spectacles sous des formes diverses. Il retourne ainsi à ses amours de toujours, celles qui ont motivé son parcours personnel et professionnel, à savoir la passion littéraire, le goût de la transmission, la pratique de la lecture à voix haute et de l’interprétation au service de la littérature.
A propos du texteQue ce soient les lois de vie de cette force qu’est l’amour qui s’imposent à son verbe ne laisse pas de m’émouvoir. Les images ici flamboient, se rencognent, s’encrouent avec injonctions, invocations, exclamations, mais le ciel qui se penche sur ces poèmes d’amour reste là , à nous sourire aussi inexplicablement que « fontaines subsistant dans le feu ». Lisant ces poèmes vous reconnaîtrez Jean Pierre Siméon, le directeur artistique du Printemps des poètes, son énergie farouche au service de la poésie qui doit dire son mot sur les désastres du monde comme sur la beauté et sur l’amour et ses lois de vie. Alain Freixe in L’Humanité, 3 novembre 2005 Cette Lettre à la femme aimée au sujet de la mort, une suite de vingt-cinq poèmes, compte parmi les plus beaux livres de Jean-Pierre Siméon. « Que peut la poésie contre la mort ? » demande le poète. Il répond sans ambages : « Rien ». Mais c’est pour ajouter aussitôt que « le poète peut parler / entre le soleil et la mort », parler « aux vivants du vivant / pour partager l’absence et le chagrin ». À sa compagne éprouvée par le deuil, il n’a pas de consolation à offrir, ni la promesse de revoir un jour ses morts : « Tu ne guériras pas de leur nuit / mais tu accompliras (…) leur part perdue / car fille de tes morts / tu es ce qu’ils ignoraient d’eux-mêmes. » On voit par ces mots combien cette poésie se recommande par sa netteté et sa franchise, sans jamais se faire donneuse de leçons. Jean-Yves Masson In Le Magazine Littéraire, novembre 2005
Maurice Petit et son équipe seront accueillis en résidence par Circuits pour la création de ce spectacle du 14 au 19 janvier.
Circuits propose également 2 autres rendez vous avec Maurice Petit :
J’ai rendez vous avec…
Dans le cadre du cycle de rencontres, nous convions le public à rencontrer Maurice Petit pour découvrir les coulisses de sa création,
jeudi 17 janvier à 19h au théâtre J’en rêve aussi
Suite au dépôt et au recueil des textes sur le thème du rêve, Maurice Petit et le Théâtre du Griot Blanc assureront une lecture en public à l occasion de la journée vœux de Circuits,
dimanche 20 janvier à 12h30 à Cuzin.
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