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Date de l'événement : Samedi 21 novembre 2009 - Marciac

Yaron Herman Trio

Date de l'article : mardi 17 novembre 2009

YARON HERMAN TRIO - SAMEDI 21 NOVEMBRE 2009

21h00 salle des fêtes de Marciac

Prix des places : 25 euros

Réservations au 0892 690 277 (0,34 euros / mn)

Récompensé en 2008 par une Victoire du Jazz, le pianiste israélien Yaron Herman appartient à cette génération de jeunes prodiges capables de mêler avec allégresse Ravel et Scriabine, Jarrett et Tristano, avec un zeste de pop moderne. Jubilatoire.

Yaron Herman piano

Simon Tailleux contrebasse

Tommy Crane batterie

Né le 12 juillet 1981 à Tel-Aviv, Yaron Herman est un pianiste qui, entre autres particularités, a choisi de s’installer à Paris plutôt qu’à Boston où, comme la plupart des musiciens de jazz de sa génération, il avait prévu, dans un premier temps, de s’inscrire au célébrissime Berklee College of Music. Pépinière de nouveaux talents techniquement irréprochables, mais à la créativité souvent trop formatée. Or s’il est une chose que Yaron Herman déteste par-dessus tout, c’est bien de se laisser régenter par des clichés, lui qui fit ses premières gammes en Israël sous la direction du professeur Opher Brayer, connu pour avoir développé une méthodologie peu orthodoxe en partie basée sur la philosophie, la psychologie et les mathématiques. "Ainsi, expliquera-t-il ensuite, l’enseignement que j’ai suivi auprès d’Opher Brayer n’a-t-il pas commencé par l’approche du solfège mais par celui des chiffres". On l’aura compris, Yaron Herman est un instrumentiste atypique. Un arithméticien du clavier qui, de son propre aveu, s’attache à construire ses improvisations selon des fondements mathématiques, sans pour autant sombrer dans l’abstraction. A l’audition de ses compositions, les influences de Paul Bley, Lennie Tristano voire de Brad Mehldau sont en effet autrement perceptibles que celles de Pythagore ou d’Euclide. Il lui arrive même de reprendre à l’occasion, comme c’est le cas sur son avant-dernier CD, A Time For Everything (Laborie Records), quelques vocalistes peu réputés pour leur esprit scientifique, tels Britney Spears (Toxic), Leonard Cohen (Hallelujah) et Sting (Message In A Bottle), quand il ne revisite un peu plus tard pas le répertoire de Dizzy Gillespie ou encore celui d’Alexander Scriabine. Car, témoignage d’une ouverture d’esprit peu commune, Yaron Herman peut quasiment tout jouer. Conséquence : il ne cesse d’engranger les récompenses (deux prix au concours Jazz à la Défense en 2005, une Victoire du jazz en 2008), de multiplier les conférences (à la Sorbonne notamment) et de se produire aux quatre coins du monde avec un succès croissant. "On entend beaucoup de musiciens qui jouent bien mais qui ne nous disent rien, a-t-il ainsi noté lors de ses pérégrinations, car ils ne se sont jamais posés les bonnes questions". Lui se les est non seulement posées, il a déjà trouvé les bonnes réponses.


Yaron Herman Trio