Accueil > Archives > A découvrir > Interview > Orchestre départemental pour le Gers > L’ODG à Toulouse

L’ODG à Toulouse

Date de l'article : mercredi 30 janvier 2008

Pour la première fois depuis sa création, l’Orchestre départemental du Gers "jouait à l’extérieur" au cours d’un concert exceptionnel, lundi 7 janvier, à l’auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines de Toulouse.

Considéré à juste titre comme un lieu référence par tous les amateurs de musique, l’écrin de brique et de pierre, à l’acoustique remarquable, accueillait la cinquantaine de musiciens professionnels, amateurs et grands élèves qui composent l’orchestre.

Sous la conduite du chef Jean-Guy Olive, toujours soucieux de l’équilibre du son des pupitres, du respect des tempi et de l’expressivité des phrasés, les instrumentistes de l’orchestre ont donné à entendre avec bonheur le programme de cette session 2007/2008 - Vents d’Est - consacré à des compositeurs contemporains comme Jean Absil, Zoltan Kodaly et Franco Cesarini, inspirés par les musiques populaires d’Europe centrale. Ils en ont livré une interprétation pétillante, et de très haute qualité, relevant avec brio et inspiration les défis techniques que comportaient les œuvres proposées.

Après trois ans d’existence, l’ODG a pris toute sa dimension et rempli complètement la mission qu’il s’était fixé : valoriser le talent et l’implication des musiciens gersois. Sa qualité musicale apparaît dans toute sa maturité grâce à un travail intensif et passionné lors des répétitions, dans une complicité de plus en plus palpable et visible entre le chef et ses musiciens. Il faut voir Jean-Guy Olive piloter ce fier navire, accrochant au fil des notes le regard des uns, suspendus à l’indication de sa baguette, et l’attention des autres, attendant avec fébrilité le léger mouvement du doigt qui annonce les solos. On rentre dans la danse avec eux, guettant ici le roulement des timbales, les vibrations sèches et puissantes des cymbales, là , le son grave et mystérieux des bassons ou la cascade de notes claires mais trop rares de la harpe.

Ce concert référence, restera un intense moment de la vie de l’orchestre et de ses spectateurs entraînés eux aussi dans ce tourbillon. Il reste un souhait pour cette nouvelle année : que cette belle aventure humaine et artistique continue de nous ravir les oreilles !