Accueil > Infos locales > Les deux casinos Gersois

Les deux casinos Gersois

Date de l'article : mardi 6 septembre 2016

Accueilli dans un monde où, on peut confondre le jour et la nuit. Un éclairage tamisé presque obscur attire, le joueur vers une table de black-jack, où la banque n’a pas inévitablement le dernier mot. Mais maintenant on peut jouer au casino en ligne, qui sont ouverts 24h/24 pour simplifier la vie du joueur. Mais c’est aussi plus adictif.

Le nouvel administrateur du casino de Castéra-Verduzan a été nommé pour rectifier la barre d’un bateau en perte de vitesse. L’objectif de cet administrateur : augmenter de 15% le chiffre d’affaires. Il a réussi à le remonter à dix pour-cent , en moins de neuf mois.

De l’autre côté du département, le patron du casino de Barbotan éprouve, lui aussi, de l’embellie dans ses chiffres. Une augmentation de près de 7%. Son choix de déplacer l’établissement, 600 mètres plus loin, il y a bientôt deux ans, n’ont pas affecté les amateurs de machines à sous. À Barbotan comme à Castéra-Verduzan, l’univers du jeu retrouve des couleurs.

Le « tout fournit » à Castéra

Sur le front, l’administrateur remonte la pente. Les anciens, pour l’essentiel des Gersois du voisinage, retrouvent goût à son établissement, où animent 73 bandits manchots et quelques tables de jeux. « Il faut récupérer des clients, écrit le directeur, à la stature d’un troisième ligne. La première exigence est d’être commerçant. La première exigence est d’être commerçant. »
Le voilà la mutation radicale, une politique à l’américaine. Une corbeille de fruits (plutôt pleine) et aussi une assiette remplie de petits fours (plutôt vides) près du bar. Le serveur sert régulièrement les joueurs assidus et aimables. « Le client, s’il veut que je le serve sans limite, pas de problème ! Eh bien, je le sers ! Nous lance le gérant. La seule frontière, c’est la loi et l’alcoolémie. Nous lance le gérant. »

Dans le casino, une carte de fidélité, comme dans les grands magasins, permet de cumuler des points et de s’offrir quelques cadeaux. Et il y a aussi des dîners au restaurant sont accordés aux plus méritoires. Il faut fidéliser. « Un joueur qui se perd tout en deux heures, ce n’est pas bien, lâche le patron. Cela est plus intéressant s’il donne un peu d’argent régulièrement. Et il y a aussi des dîners au restaurant sont accordés aux plus méritoires. Pas de chèque ni de Cartes bleue ’’. »

Barbotan concepteur d’émois

De l’autre côté du département, Charles Bertrand, tout en pianotant sur son téléphone rempli de jeux de hasard, mais il ne dit pas autre chose. « Un joueur qui perd tout ce qu’il a, on ne le revoit plus. Il vaut mieux qu’il perde de petites sommes sur du long terme », explique le fils et le petit-fils de casinotier. Il faisait office de client-test avec les croupiers dès ses quinze ans.
Mais, ici , la stratégie de croissance n’est pas la même. Barbotan met en avant les animations. L’établissement, ses 500 m², avec ses jeux, son restaurant et sa terrasse, fait partie des 18 « casinos concepteurs d’émois », présents sur les trois continents.